L’espace Fondation à Nyékonakpoé, Lomé, a vibré du 16 au 22 mars 2026 au rythme de « KATA KOTO », une exposition d’arts plastiques aussi immersive qu’engagée. À travers cette collection, l’artiste Yao Bobby propose une expérience singulière, à la croisée du son, de la matière et de la mémoire.

« KATA KOTO » se présente comme une fusion brute entre rap électronique et chants de pêcheurs, une collision assumée entre tradition et futur. À la manière d’un mix hip-hop des matières, des objets et des couleurs, l’exposition incarne l’essence du village d’Agbodrafo.

Entre lac et mer, ce territoire devient la source d’une création riche, nourrie de spiritualité, d’histoire et de vécu quotidien.

Le parcours artistique plonge le visiteur dans une promenade sensorielle, ruelles imaginées, fragments de vie, immersion sonore et visuelle. L’exposition explore à la fois les racines et les mutations, mêlant chants de pêcheurs, projections futuristes et questionnements identitaires. 

« KATA KOTO » apparaît ainsi comme un mélange organisé, une recréation inspirée du réel qui interroge notre rapport à l’environnement, à ce que nous acceptons ou rejetons. Car au-delà de l’esthétique, le propos est engagé. Le travail de l’artiste sur les objets, les sons et les corps dépasse la symbolique pour devenir une alerte. Entre urgence écologique et réflexion sociale, « KATA KOTO » s’impose comme une provocation artistique, une revendication polymorphe des réalités d’un village, reflet d’un pays. Une mémoire vivante s’y exprime, faite de fragments d’histoire inscrits dans les murs, les sons et les esprits.

Artiste pluridisciplinaire, Yao Bobby développe une véritable « alchimie du son et de la matière ». Figure de la scène hip-hop alternative, il mêle rap, sonorités électroniques et expérimentations « noise », tout en intégrant des recherches sur les chants de pêcheurs et les voix ancestrales. Sa musique devient ainsi immersive, brute et sophistiquée à la fois.

Plasticien engagé, il transforme également les déchets collectés en masques et sculptures contemporaines. À travers ce travail d’upcycling, il redonne une dimension spirituelle à des matériaux abandonnés, affirmant une démarche de résilience et de réinvention. Activiste culturel, il s’investit aussi dans la préservation du patrimoine en initiant résidences et festivals favorisant les échanges artistiques.

L’exposition met en lumière plusieurs œuvres marquantes, dont « Fétiche 2.0 » (2025), « La sagesse du balai » (2024), « Music in your ear » (2026), « L’artisan fantôme » (2025), « Le masque des eaux » (2024), « Deux âmes » (2024), « Vestige » (2024), « Fragilité » (2024), « Le Notable » (2025), « Esprit éveillé » (2024), « Mélanges » (2025) et « L’homme aux chaînes » (2026). Autant de créations façonnées à partir de matériaux recyclés, témoignant d’une esthétique ancrée dans le réel.

« Mon travail est une quête de ce qui survit », confie l’artiste. « Dans le bruit d’une machine comme dans un morceau de plastique rejeté par la mer, il y a une mémoire à réveiller. »

Avec « KATA KOTO », Yao Bobby ne propose pas seulement une exposition, mais une expérience immersive, une réflexion profonde et une œuvre vivante, à la croisée des sons, des matières et des identités.

Dans ce processus, nous faisons de la sculpture, de la peinture et aussi des T-shirts.

Contact Galerie Yao Bobby : (00228) 93 06 00 00

[ Pour vos reportages, annonces et publicités, contactez (00 228) 90 08 58 17 / 99 68 21 71 | E-Mail [email protected] ]

Publications similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *