Face à la résurgence de discours à relents tribalistes, Ourna Gnanta tire la sonnette d’alarme et appelle à un sursaut de responsabilité, en particulier de la part des acteurs de la société civile et de la classe politique.
Selon lui, au lieu de recadrer certains jeunes activistes, plusieurs responsables choisissent malheureusement d’encourager ou de relayer ces dérives langagières. Une attitude qu’il juge préoccupante, estimant que derrière ces discours se cachent des appréhensions qui ont, en partie, longtemps freiné l’alternance politique au Togo.
Pour Ourna Gnanta, les fêtes traditionnelles doivent rester des espaces de rassemblement, de dialogue et de rapprochement entre les filles et les fils du pays. « Ces occasions constituent de véritables opportunités de contacts socioculturels destinées à renforcer la cohésion nationale et la confiance entre les Togolais », souligne-t-il.
Il prend en exemple le festival DUNENYOZAN, où la présence d’hommes politiques de diverses sensibilités ainsi que de groupes folkloriques représentatifs de toutes les régions du Togo l’a particulièrement marqué. Une image qu’il considère comme un symbole fort de l’unité nationale et qu’il souhaite voir encouragée et pérennisée.
Tout en saluant la portée de ces manifestations, Ourna Gnanta estime qu’elles gagneraient davantage en impact culturel, économique, social et touristique si certains manquements organisationnels étaient corrigés et si certaines influences étaient écartées.
Conscient des difficultés que traverse actuellement le pays, il invite néanmoins les Togolais à privilégier des solutions fondées sur le dialogue, la responsabilité et la maturité. « Cherchons des solutions avec un sens élevé de responsabilité, sans jamais franchir la ligne rouge », exhorte-t-il.
Il conclut son appel par un message d’espérance et de patriotisme : « Que Dieu protège notre pays. »









