La polémique autour du retrait de l’organisation de la CAN 2025 au Sénégal au profit du Maroc continue de susciter de vives réactions à travers le continent.
Parmi les voix les plus critiques, celle de Dr Pierre Kossi Gbényo Lamadokou, ancien secrétaire général de la Fédération togolaise de football, se distingue par sa fermeté et son appel sans équivoque à une refondation du football africain.
Pour Dr Lamadokou, cette décision de la Confédération africaine de football (CAF) n’est pas un simple ajustement organisationnel, mais bien « un drame dont l’hécatombe n’est pas mesurable ».
Il dénonce avec vigueur ce qu’il qualifie de « décision inique » rendue par un jury d’appel « recomposé sur mesure pour la circonstance », estimant qu’elle illustre une grave dérive dans la gouvernance de l’instance dirigeante du football africain.
Selon lui, cet épisode marque un tournant critique qui « scelle définitivement la disqualification du Comité exécutif » de la CAF. Dans un contexte déjà marqué par des tensions et des soupçons récurrents, cette affaire ravive les interrogations sur la transparence et l’équité des décisions prises au sommet du football continental.
Mais au-delà de la dénonciation, Dr Lamadokou lance un appel pressant à l’action. Il exhorte les présidents des fédérations nationales africaines à sortir de ce qu’il décrit comme une « servitude » vis-à-vis des financements de la FIFA et de la CAF. Pour lui, ces ressources doivent être considérées comme des droits légitimes et non comme des outils d’influence ou de contrôle.
« Tout silence devient coupable et toute inaction, inexcusable », martèle-t-il, insistant sur l’urgence d’une mobilisation collective pour préserver l’intégrité et l’avenir du football africain.
Dans un climat de défiance croissante, cet appel pourrait bien trouver un écho auprès d’autres acteurs du football africain. Reste à savoir si cette indignation se traduira par des actions concrètes ou si elle s’ajoutera à la longue liste des critiques restées sans suite.
Une chose est certaine, le débat sur la gouvernance du football africain est plus que jamais relancé.







