Le Togo réaffirme son engagement en faveur des droits des femmes sur la scène internationale. À l’occasion de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme, ouverte le 9 mars 2026 au siège de l’Organisation des Nations unies à New York, le pays a présenté les actions entreprises pour renforcer l’accès des femmes et des filles à la justice.
Cette rencontre mondiale, qui se tient jusqu’au 19 mars, réunit États membres, organisations internationales et acteurs de la société civile autour des défis liés à l’égalité de genre et à l’autonomisation des femmes. Le thème central de cette édition porte sur « l’accès à la justice pour toutes les femmes et les filles », avec un accent particulier sur la promotion de systèmes juridiques inclusifs, l’élimination des pratiques discriminatoires et la suppression des obstacles structurels entravant l’exercice des droits des femmes.
La délégation togolaise est conduite par la ministre de l’Action sociale, de la Solidarité et de la Promotion de la Femme, Martine Moni Sankaredja-Sinandja. À la tribune internationale, la ministre a salué l’organisation de cette session et réaffirmé l’engagement du gouvernement togolais à promouvoir les droits des femmes et des filles.
Elle a également indiqué que le Togo s’associe pleinement à la déclaration du Groupe africain et a présenté les réformes engagées par le pays pour améliorer l’accès des femmes à la justice. Ces avancées s’inscrivent dans la vision portée par le Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, visant à renforcer l’égalité entre les sexes et la protection des droits des femmes.
Sur le plan juridique, plusieurs textes majeurs ont été révisés ou adoptés afin d’améliorer le statut social et les droits des femmes, notamment le Code des personnes et de la famille, le Code pénal, le Code de la sécurité sociale et le Code foncier et domanial. Une loi a également été adoptée pour protéger les apprenants contre les violences à caractère sexuel.
Au niveau institutionnel, des mécanismes ont été mis en place pour rapprocher la justice des populations. Il s’agit notamment de maisons de justice, de centres d’écoute intégrés pour la prise en charge des victimes de violences basées sur le genre, d’un centre d’accès aux droits et à la justice pour les enfants en conflit avec la loi, ainsi que de la nomination de juges pour enfants dans différentes juridictions.
Malgré ces progrès, des obstacles subsistent. Certaines femmes restent confrontées à des barrières culturelles, économiques et sociales limitant leur accès effectif à la justice. Pour y remédier, le gouvernement togolais a lancé plusieurs initiatives, dont des campagnes de sensibilisation sur les droits des femmes, des formations destinées aux acteurs judiciaires et une présence accrue des femmes au sein du système judiciaire.
Par ailleurs, l’autonomisation économique des femmes constitue un levier essentiel. Dans ce cadre, le gouvernement met en œuvre des programmes tels que le Fonds national de la finance inclusive et le Projet d’urgence pour le renforcement de la résilience et de la sécurité des communautés, visant à renforcer le pouvoir économique des femmes et la cohésion sociale.
À New York, la ministre a réaffirmé la détermination du Togo à poursuivre ses efforts afin de rendre pleinement effectifs les droits des femmes et des filles et de garantir leur accès équitable à la justice.







