Le gouvernement togolais franchit un cap décisif dans la gestion de ses ressources forestières. Par un arrêté ministériel signé le 18 mars 2026, le ministère de l’Environnement, des Ressources forestières, de la Protection côtière et du Changement climatique instaure de nouvelles règles encadrant l’obtention des actes administratifs dans le secteur forestier.
Ce texte, référencé 034/2026/MERFPCCC/CAB/SG, vise à renforcer le cadre juridique existant tout en favorisant une gestion durable et rationnelle des ressources forestières. Il s’inscrit également dans une dynamique d’amélioration du climat des affaires, notamment à travers la réduction des délais de traitement des dossiers.
Concrètement, l’arrêté précise et harmonise les procédures d’obtention de plusieurs documents essentiels comme, attestations de reboisement, autorisations de coupe et de transport, agréments d’importateurs et d’exportateurs, permis d’importation, d’exportation et de réexportation des produits forestiers, ainsi que les autorisations d’ouverture de dépôts de bois et de scieries.
Au-delà de la clarification administrative, des réformes importantes sont introduites pour simplifier les démarches, accélérer la délivrance des actes et améliorer la coordination entre les services de l’administration forestière. L’objectif affiché est de renforcer la transparence et l’efficacité dans la gestion des activités liées à l’exploitation des produits forestiers ligneux.
Cet arrêté vient compléter une circulaire récente relative à la délivrance d’autorisations de coupe limitée d’arbres dans les domaines privés, confirmant ainsi la volonté des autorités de mieux encadrer le secteur.
Le ministère précise que les autorisations déjà délivrées restent valables jusqu’à leur expiration. Toutefois, les exploitants de dépôts de bois et de scieries non encore en règle disposent d’un délai de 45 jours pour se conformer aux nouvelles dispositions.
Les acteurs du secteur forestier sont invités à se rapprocher des services techniques compétents pour toute information complémentaire. Les autorités comptent sur leur sens de responsabilité et de professionnalisme pour assurer l’application rigoureuse de ces nouvelles mesures, considérées comme un levier essentiel pour une gouvernance améliorée et la préservation du patrimoine forestier national.







