Le Ministère Délégué chargé du Commerce et du Contrôle de la Qualité, en collaboration avec Trade Mark Africa (TMA), a organisé du 02 au 03 mars 2026 à Lomé, un atelier national de validation de la Stratégie nationale de facilitation des échanges du Togo (SNFE-TOGO). Une rencontre qui marque une étape décisive dans l’ambition du pays de renforcer sa compétitivité commerciale et son positionnement régional.

Représentant le ministre délégué, Comlan Yakpey, Secrétaire général du ministère du Commerce, a salué l’engagement constant des partenaires techniques et financiers. « Vous jouez un rôle essentiel dans le renforcement des capacités du secteur privé et l’amélioration de notre environnement commercial », a-t-il déclaré, soulignant que leur appui technique et financier favorise la compétitivité des entreprises togolaises et leur intégration dans les chaînes de valeur régionales et internationales.

L’atelier vient couronner un processus lancé le 23 décembre 2025 avec l’élaboration de cette stratégie nationale.

Pour les autorités, il ne s’agit pas d’un simple exercice administratif, mais d’un acte structurant pour l’avenir économique du pays. La facilitation des échanges est en effet perçue comme un levier majeur de compétitivité, d’intégration régionale et de diversification du commerce extérieur.

Un alignement sur les standards internationaux

La stratégie s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord sur la Facilitation des Échanges (AFE) de l’Organisation mondiale du commerce, des engagements communautaires de la CEDEAO ainsi que des opportunités offertes par la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

L’objectif général est de réduire significativement les délais et les coûts des échanges commerciaux grâce à des procédures rationalisées et digitalisées, un cadre institutionnel modernisé et des acteurs mieux formés. En tant que pays côtier disposant d’un port en eau profonde à vocation régionale, le Togo entend consolider son rôle de hub logistique pour l’hinterland ouest-africain.

Malgré les réformes déjà engagées, le potentiel du corridor togolais reste sous-exploité en raison de contraintes liées aux procédures, aux coûts logistiques et à la coordination institutionnelle. La SNFE ambitionne d’y remédier à travers des actions prioritaires axées sur la simplification réglementaire, la réduction des délais, le renforcement des capacités et l’inclusion économique.

Des avancées déjà visibles

Selon Batchassi Katchali, Directeur du commerce extérieur et président du Comité Technique chargé de la Facilitation des Échanges (CTFE), des progrès notables ont été enregistrés depuis l’entrée en vigueur de l’AFE en 2017. 

Il a notamment évoqué la digitalisation progressive des procédures, l’amélioration des délais de dédouanement, le renforcement de la coordination institutionnelle et le dialogue accru avec le secteur privé.

« Chaque jour gagné dans une procédure, chaque document simplifié représente une opportunité supplémentaire pour nos opérateurs économiques », a-t-il affirmé, rappelant que la facilitation des échanges est au service de la croissance, de l’emploi et du bien-être des populations.

Le gouvernement a réaffirmé sa détermination à mettre en œuvre de manière rigoureuse et cohérente la stratégie validée. Avec l’appui de TradeMark Africa et des partenaires techniques et financiers, le Togo affiche ainsi son ambition de devenir un hub logistique attractif et compétitif, au cœur des échanges intra-africains et des chaînes de valeur régionales.

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