Après la réussite de la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA), le Togo s’apprête à franchir une nouvelle étape dans sa stratégie d’industrialisation avec la création envisagée d’un parc industriel à Agbélouvé, localité située à 65 kilomètres au nord de la capitale, Lomé.
Le projet, actuellement en phase d’étude de préfaisabilité, a été au centre d’une rencontre organisée les 25 et 26 février à Lomé. Cette session de renforcement des capacités a rassemblé plusieurs acteurs nationaux autour du cadre international des Parcs Éco-Industriels (PEI), un modèle qui promeut une industrialisation à la fois compétitive et respectueuse de l’environnement.
Les échanges ont permis d’harmoniser la compréhension de ce référentiel et d’évaluer son adaptabilité au contexte togolais. Les participants ont passé en revue les principales étapes nécessaires à la mise en place d’un parc industriel performant, définition du modèle économique, mécanismes de financement, organisation institutionnelle, stratégies d’attractivité pour les investisseurs, gestion des services mutualisés, ainsi que respect des normes environnementales et sociales.
Pour Ludovic Bedinadé, directeur de cabinet du ministère délégué chargé de la promotion des investissements, l’adhésion à l’approche des parcs éco-industriels traduit une ambition, celle d’« Adopter l’approche des parcs éco-industriels, c’est affirmer l’aspiration du Togo à s’inscrire dans la nouvelle génération des économies industrielles africaines, attractives, responsables et soucieuses des générations présentes et futures ».
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large. L’an dernier, le gouvernement togolais et l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) ont signé un nouveau programme de partenariat pays couvrant la période 2026-2030. Cette collaboration vise à accélérer les projets industriels structurants et à renforcer la transformation locale, levier clé de la croissance économique.
Avec Agbélouvé en ligne de mire, le Togo confirme ainsi son ambition de consolider son positionnement industriel en Afrique de l’Ouest, en misant sur des infrastructures modernes, durables et attractives pour les investisseurs.







