
À la Conférence de Munich sur la sécurité, l’Afrique a fait entendre la voix d’un continent qui ne veut plus être un simple bénéficiaire d’aide, mais un acteur stratégique à part entière du partenariat mondial. Dans un contexte marqué par des tensions géopolitiques croissantes, la montée du terrorisme et l’urgence climatique, les dirigeants africains et européens ont plaidé pour une refondation des relations internationales fondée sur le respect mutuel et la responsabilité partagée.
Représentant le Togo, le ministre des Affaires étrangères, Prof Robert Dussey, a défendu avec fermeté le rôle central de l’Afrique dans l’équilibre sécuritaire global. Pour lui, la stabilité du continent est indissociable de celle du reste du monde.
Évoquant la situation préoccupante au Sahel, il a rappelé la position sans ambiguïté de Lomé. « La position du Togo par rapport aux pays du Sahel est très claire. Nous les soutenons, nous les aidons et je pense qu’il faut garder le dialogue avec les pays sahéliens et les aider à dominer le terrorisme. Parce que si le terrorisme envahit les pays du Sahel, nous, pays côtiers, en serons victimes. »
Face à l’expansion des groupes terroristes qui menace désormais les États côtiers d’Afrique de l’Ouest, le chef de la diplomatie togolaise plaide pour une approche collective et anticipative. « La stratégie aujourd’hui, c’est de continuer à travailler avec les pays du Sahel, les aider à contenir le terrorisme pour le bien-être de ces pays, de nos pays et de tout le continent », a-t-il insisté.
Au-delà des déclarations, l’appel lancé à Munich traduit une volonté politique affirmée. Transformer l’aide traditionnelle en un partenariat stratégique équilibré, capable de répondre efficacement aux défis sécuritaires, économiques et climatiques du XXIe siècle.
Pour l’Afrique, le message l’heure n’est plus à l’assistance, mais à la coresponsabilité.







