Le spectre d’une troisième guerre mondiale n’a jamais semblé aussi proche. Face à l’impuissance croissante de l’Organisation des Nations Unies (ONU), le Mouvement Martin Luther King tire la sonnette d’alarme et interpelle les lauréats du Prix Nobel de la Paix sur les menaces grandissantes qui pèsent sur l’équilibre mondial.
Au cœur de cette inquiétude : l’annonce par le président américain Donald Trump de la création d’un « conseil de paix » parallèle aux Nations Unies. Présentée comme une alternative à une institution jugée inefficace, cette initiative unilatérale suscite de profondes craintes quant à l’avenir de la gouvernance mondiale et à la stabilité de régions déjà fragilisées, notamment l’Afrique.
Pour le Mouvement Martin Luther King, la notion même de « paix » avancée par Donald Trump interroge. Comment parler de paix lorsqu’un chef d’État est accusé d’actions coercitives, de menaces militaires contre l’Iran ou encore de velléités expansionnistes ? Loin d’apaiser les tensions, ce projet risque, selon le mouvement, d’affaiblir davantage l’ONU et de renforcer la domination des grandes puissances au détriment du multilatéralisme.
Ne parvenant pas à imposer ses orientations au Conseil de sécurité en raison du droit de veto détenu par la Chine et la Russie, Donald Trump chercherait ainsi à contourner l’ordre international existant. Une stratégie qui, si elle aboutissait, ouvrirait la voie à la loi du plus fort et à un monde régi par les rapports de force plutôt que par le droit.
Quatre-vingts ans après la Seconde Guerre mondiale, l’humanité semble renouer avec les démons du passé. Les intérêts économiques, notamment liés aux ressources pétrolières, alimentent les conflits et rapprochent dangereusement la planète d’un affrontement global. Les conséquences pourraient être dramatiques, en particulier pour l’Afrique, trop souvent théâtre indirect de guerres décidées ailleurs.
Face à ces menaces, le silence de nombreux États africains interpelle. À l’exception des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), peu de voix se sont élevées pour dénoncer la situation. Le Mouvement Martin Luther King appelle ainsi l’Union africaine à organiser d’urgence un sommet afin d’élaborer des stratégies de prévention et de protection des intérêts du continent.
« L’Afrique ne doit plus être spectatrice de l’histoire », martèle le mouvement. Dans un monde où l’Europe apparaît affaiblie et divisée, et où les équilibres traditionnels vacillent, le continent africain doit devenir un acteur à part entière des grands enjeux internationaux.
Le Mouvement Martin Luther King condamne fermement les orientations du président américain et appelle les peuples épris de paix, de justice et d’équité à se mobiliser. Comme le rappelait le Dr Martin Luther King Jr., prix Nobel de la Paix en 1964, « Chaque personne aux convictions humanistes doit décider de la façon de protester qui lui convient le mieux, mais nous devons tous protester. »
MOUVEMENT MARTIN LUTHER KING, « La voix des sans-voix »







