Le Mouvement Martin Luther King (MMLK), organisation togolaise de défense des droits de l’homme, a exprimé vendredi 2 janvier 2026, sa satisfaction à la suite des mesures de clémence et de grâce présidentielle accordées à 1 511 détenus lors du Conseil des ministres du 30 décembre 2025.

Dans un communiqué rendu public, le MMLK salue le respect de la parole donnée par les autorités, ces mesures ayant été annoncées par le Président du Conseil lors de son discours sur l’état de la Nation devant le Parlement réuni en congrès le 2 décembre dernier.

L’organisation se réjouit en particulier de l’élargissement de plusieurs dizaines de détenus d’opinion, une revendication de longue date des organisations de défense des droits de l’homme.

Pour le MMLK, cette décision marque une étape importante dans la dynamique républicaine annoncée par les autorités. Le mouvement réaffirme toutefois sa détermination à poursuivre son plaidoyer en faveur de la libération des personnes encore en détention, afin de consolider cette nouvelle orientation politique.

Mais l’organisation dirigée par les défenseurs des droits humains tempère son satisfecit par un appel à aller plus loin. 

Selon elle, la crédibilité et la durabilité de cette dynamique reposent sur la garantie de non-répétition des violations du passé, conformément aux recommandations de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR).

Le MMLK rappelle que cette garantie de non-répétition passe notamment par des réformes institutionnelles profondes, la mise en place de mécanismes efficaces de contrôle et de surveillance, la formation des agents de l’État et des forces de sécurité au respect des droits humains, ainsi que la promotion d’une culture de la paix, des droits de l’homme et de la cohésion sociale. 

L’organisation insiste également sur la nécessité de mettre en place un comité national de suivi chargé de veiller à l’application effective des recommandations de la CVJR.

Dans cette perspective, le MMLK appelle à une concertation inclusive entre les ministères de la Justice, de la Sécurité et de l’Administration territoriale, d’une part, et les organisations de la société civile, en particulier les organisations de défense des droits de l’homme, d’autre part. 

Une telle démarche, estime-t-il, donnerait un contenu concret à la trilogie gouvernementale « protéger, rassembler et transformer », en faisant de la primauté du droit le socle de l’action publique.

Se présentant comme « la voix des sans-voix », le Mouvement Martin Luther King conclut en réaffirmant son engagement à accompagner toute initiative allant dans le sens du respect des droits humains et de la consolidation de l’État de droit au Togo.

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