Dans une interview accordée à la presse en ligne InterFaxPress, le lundi 11 mai, le Président du Nouvel Engagement Togolais (NET), Jules Amim revient sur les défis liés à la compréhension du nouveau régime parlementaire, la position de son parti face à la nouvelle coalition de l’opposition ainsi que les perspectives politiques du NET. Il appelle également le gouvernement à accélérer la mise en place des autres institutions prévues par la Constitution afin de permettre aux Togolais d’apprécier pleinement ce nouveau système de gouvernance.
- Monsieur le président du Nouvel Engagement Togogolais, comment se porte votre formation politique alors que nous entamons sous peu la seconde moitié de cette année ?
Jules Amim : Bonjour InterFaxPress. Je voudrais d’abord vous remercier pour cette opportunité que vous me donnez de m’exprimer sur les sujets politiques de notre pays.
Le NET se porte plutôt bien dans un contexte international, socio-économique et politique tendu, marqué par les guerres géopolitiques et les attaques terroristes dans le Sahel.
- L’actualité politique de ces derniers jours, c’est notamment le premier anniversaire de la Constitution de la Vᵉ République. Avez-vous l’impression que les choses bougent avec cette nouvelle République ?
Un an après la mise en application effective de la nouvelle Constitution, notre pays est dans une phase d’expérimentation d’un nouveau régime politique : le régime parlementaire avec un Parlement bicaméral, un Président de la République et un Président du Conseil.
Nous constatons que la population peine encore à comprendre le fonctionnement réel de ce nouveau système de gouvernance porté par la nouvelle Constitution. D’où notre recommandation d’intensifier la sensibilisation des populations afin qu’elles comprennent mieux les avantages de cette Constitution de la Cinquième République.
- Une nouvelle coalition de l’opposition vient de naître. Pourquoi le NET ne se retrouve-t-il pas dans cette coalition ?
Le NET n’a pas été approché par les initiateurs de cette coalition. Mais nous tenons à féliciter les partis politiques et les organisations de la société civile regroupés au sein de cette coalition, qui se battent également pour de meilleures conditions de vie des populations. Car, c’est dans la pluralité des idées que nous pouvons relever les défis de l’heure.
Cela témoigne de la liberté d’expression et d’action des partis politiques dans notre pays.
- Comment avez-vous célébré la fête de l’indépendance au niveau du Nouvel Engagement Togolais (NET) ?
L’accession à la souveraineté de notre pays n’étant pas l’apanage d’un parti politique, les militants du NET ont célébré le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance aux côtés des populations de leurs localités respectives.
Nous pensons que cette journée devrait être une journée de trêve politique afin que toutes les filles et tous les fils du pays puissent se retrouver pour commémorer, dans l’unité nationale, cette victoire obtenue par nos parents.
- Ce qui revient au cœur des préoccupations, c’est la question récurrente d’une célébration à double visage par les acteurs politiques qui peinent à se rassembler autour de cette date. Quelle est votre appréciation et comment pensez-vous qu’on peut remédier à cette situation ?
Comme je l’ai dit dans ma précédente réponse, nous ne pouvons pas célébrer la fête de l’indépendance de notre pays dans la division.
Si nous aimons réellement notre nation, cette journée devrait être un moment où nous oublions nos divergences politiques afin de nous retrouver pour commémorer ensemble cet anniversaire.
- Revenant à la vie de votre formation politique, après les locales et les sénatoriales, à quoi s’attèle aujourd’hui votre parti ?
Comme on le dit : « Qui veut aller loin ménage sa monture ».
Nous n’avons pas obtenu de bons résultats lors des trois dernières élections à cause de difficultés d’ordre économique et du malheureux vent qui a secoué le parti.
Aujourd’hui, des réflexions sont en cours afin de définir la meilleure stratégie pour améliorer nos résultats lors des prochaines échéances électorales.
- Un mot de conclusion ?
Nous présentons nos condoléances au peuple malien pour le malheureux événement du 27 avril qui a coûté la vie à leur ministre de la Défense.
L’une des valeurs de notre continent africain est la solidarité. Nous restons donc solidaires avec le peuple malien dans sa lutte pour la stabilité politique de son pays.
C’est l’occasion de rappeler à nos concitoyens qu’aucune raison ne saurait justifier des actes visant à saboter la paix et la sécurité dont nous bénéficions grâce aux sacrifices de nos forces de défense et de sécurité.
Nous voudrions également demander au gouvernement d’accélérer la mise en place des autres institutions de la 5ᵉ République afin que les Togolais puissent réellement apprécier ce nouveau régime politique.
Je vous remercie







