A l’approche de la Journée internationale de la liberté de la presse (le 03 mai prochain), le Syndicat national des Journalistes indépendants du Togo (SYNJIT) initie une enquête nationale visant à dresser un état des lieux des rémunérations dans les médias privés togolais. Une démarche qui s’inscrit aussi dans un appel à la remobilisation syndicale.
Une enquête pour sonder les salaires dans la presse privée. En prélude à la célébration du 3 mai 2026, le SYNJIT engage une initiative majeure en direction de ses membres et de l’ensemble des professionnels de la presse privée togolaise. Il s’agit d’une enquête destinée à recueillir des données «mesurables et scientifiques» sur les niveaux de rémunération pratiqués dans le secteur.
Du journaliste au technicien, toutes les catégories professionnelles sont concernées par cette étude qui ambitionne de mieux cerner la réalité socio-économique des acteurs des médias privés. Le Syndicat précise que le processus de collecte des données se fera dans le strict respect de l’anonymat des participants, afin de garantir la fiabilité et la sincérité des réponses.
Un contexte marqué par des défis persistants
Au-delà de cette enquête, le Bureau national du SYNJIT appelle à une remobilisation de ses membres et sympathisants. Cette mobilisation intervient dans un contexte où plusieurs défis restent à relever pour améliorer les conditions de vie et de travail des professionnels des médias dans le privé au Togo.
Parmi les principales préoccupations de l’heure, figure l’application effective de la Convention collective (signée en octobre 2022) peine encore à se concrétiser. Le Syndicat estime que des efforts corporatistes supplémentaires sont nécessaires pour rendre ce texte pleinement opérationnel.
Plaidoyer pour une meilleure protection sociale
Autre revendication majeure: la réintégration complète des adhérents du SYNJIT à l’assurance-maladie de la CNSS. Le Syndicat considère cette couverture comme un droit fondamental pour les travailleurs des médias privés, souvent exposés à des conditions précaires. À travers cette double démarche enquête-appel à la mobilisation, le SYNJIT entend non seulement documenter les réalités du secteur, mais aussi renforcer son plaidoyer en faveur d’une presse privée plus structurée, mieux protégée et économiquement viable au Togo.
Une initiative en phase avec l’esprit du 3 mai
En s’inscrivant dans le cadre de la Journée internationale de la liberté de la presse, cette initiative met en lumière une dimension souvent négligée: les conditions matérielles d’exercice du métier de journaliste. Pour le SYNJIT, la liberté de la presse passe aussi par la dignité économique et sociale de ceux qui la font vivre au quotidien.







