Le pont de Tchitchira-Maison, sur la rivière Kéran, est devenu un véritable piège pour les populations des communes Kéran 1 et Kéran 2. Dans une déclaration datée du 20 août 2026, le Mouvement Martin Luther King (MMLK), « La Voix des Sans Voix », tire la sonnette d’alarme et appelle les autorités togolaises à agir sans délai.

Des travaux à l’arrêt depuis janvier

Selon le MMLK, un nouveau pont métallique mixte acier-béton de type Unibridge, long de 102,60 mètres, est en construction depuis mars 2024. Réalisé par l’entreprise française MATIÈRE dans le cadre du programme des 21 ponts modulaires, l’ouvrage devait être achevé dans un délai de 36 mois, soit en mars 2027.
Mais depuis janvier 2026, les travaux seraient totalement à l’arrêt. Une situation que déplore le MMLK, qui souligne qu’aucune explication officielle n’aurait été communiquée aux populations, malgré une visite du PC en février 2026.

L’ancien pont, un passage à haut risque
En attendant l’achèvement du nouvel ouvrage, les usagers continuent d’emprunter l’ancien pont submersible. Or, à chaque épisode de fortes pluies, celui-ci se retrouve envahi par les eaux de la rivière Kéran.
Élèves, femmes, commerçants, motocyclistes et autres usagers sont ainsi contraints de traverser dans des conditions jugées extrêmement dangereuses.

Le MMLK affirme que des vidéos montrent des citoyens tentant de franchir les eaux boueuses et rapides, au risque de leur vie.
Au-delà du danger pour les personnes, les inondations provoquent également la coupure de la route et envahissent les champs, aggravant les difficultés économiques des populations riveraines.

Le MMLK exige des mesures urgentesqq

Face à cette situation, le mouvement citoyen interpelle directement le Gouvernement togolais, le ministère des Travaux publics et l’entreprise MATIÈRE. Il demande notamment que les raisons de l’arrêt des travaux soient officiellement expliquées et que le chantier reprenne immédiatement afin de respecter, autant que possible, l’échéance de mars 2027.

Le MMLK réclame également des mesures provisoires de sécurisation du passage actuel, notamment un meilleur balisage, une assistance aux usagers ou encore la mise en place d’un bac permettant de traverser la rivière en période de crue.

Le mouvement demande, par ailleurs, que les propriétaires des champs affectés par les inondations récurrentes soient indemnisés.

« On ne peut pas sacrifier des vies jusqu’en 2027 »

Pour le MMLK, l’enjeu dépasse largement la question d’une infrastructure routière. Il s’agit de la sécurité des populations et du désenclavement de toute une préfecture.
Le mouvement rappelle que la liberté de circulation et la sécurité des citoyens constituent des droits fondamentaux et estime qu’il est inconcevable de laisser les populations prendre quotidiennement des risques pour franchir la rivière Kéran.

Le MMLK prévient enfin qu’il suivra de près l’évolution de la situation et se réserve la possibilité d’engager d’autres actions citoyennes si aucune réponse concrète n’est apportée dans un délai jugé raisonnable.

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