Le Togo poursuit le renforcement de sa politique en faveur du développement durable. Lors du Conseil des ministres, le gouvernement a validé le projet de budget vert 2026, un document stratégique annexé au projet de loi de finances de l’année prochaine.
Cette initiative constitue la troisième édition d’une réforme d’envergure lancée sous l’impulsion du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé. Elle vise à intégrer de manière progressive les enjeux environnementaux au cœur de la gestion des finances publiques.
Ce budget vert couvre l’ensemble des ministères et institutions de la République. Il vise à intégrer de manière systématique les enjeux environnementaux dans la planification et l’exécution des dépenses publiques, afin de renforcer la résilience du pays face aux défis climatiques.
L’édition 2026 introduit plusieurs réformes méthodologiques importantes. Parmi elles figurent la justification des cotations des dépenses, l’actualisation des règles de marquage budgétaire, le renforcement du suivi des projets ainsi que l’intégration progressive d’une fiscalité environnementale.
Pour mieux orienter les politiques publiques, le dispositif repose sur plusieurs marqueurs environnementaux clés, l’adaptation et l’atténuation du changement climatique, la biodiversité, la gestion de l’eau, la lutte contre la pollution et la gestion des déchets. Ces indicateurs permettront d’identifier et de suivre les dépenses publiques ayant un impact direct sur l’environnement.
À travers cette démarche, le Togo affiche clairement son ambition : faire des finances publiques un levier stratégique de l’action climatique, tout en améliorant la transparence, la responsabilité et la performance de l’action publique.
Avec cette nouvelle avancée, le pays confirme sa volonté de jouer un rôle de précurseur de la budgétisation verte en Afrique de l’Ouest, en plaçant les enjeux écologiques au cœur de ses décisions budgétaires et de sa stratégie de développement.







