La justice togolaise accueille une nouvelle vague de professionnels. Le vendredi 13 mars, le Centre de formation des professions de justice (CFPJ) a procédé à la certification de 67 nouveaux diplômés lors d’une cérémonie solennelle présidée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits humains, Pacôme Adjourouvi.
Cette nouvelle promotion comprend 28 auditeurs de justice, dont cinq officiers issus des Forces de défense et de sécurité, ainsi que 39 élèves greffiers et secrétaires de parquet, parmi lesquels figurent trois adjudants de la Police nationale. Ces professionnels viennent ainsi renforcer les effectifs de l’institution judiciaire et contribuer à l’amélioration du service public de la justice.
À l’occasion de la cérémonie, le ministre Pacôme Adjourouvi a exhorté les récipiendaires à faire preuve d’exemplarité dans l’exercice de leurs fonctions. « Retenez que la loi exige de vous le travail bien fait, l’impartialité et l’intégrité ; en somme, de l’ardeur mais aussi une haute conscience professionnelle », a-t-il déclaré.
La formation dispensée au CFPJ s’étend sur 24 mois pour les magistrats et 18 mois pour les greffiers et secrétaires de parquet.
Selon le directeur général du centre, Essozimna Bidassa, l’objectif est de transmettre aux apprenants des valeurs fondamentales indispensables à l’exercice des métiers judiciaires. « Nous leur avons inculqué les valeurs d’éthique, de déontologie, de discrétion et de rigueur. Nous attendons d’eux qu’ils restituent ces acquis tout au long de leur carrière et qu’ils se comportent, en tout lieu, avec dignité », a-t-il souligné.
Au nom de la promotion, le major Hognon Kodjo Simon-Pierre a réaffirmé l’engagement des nouveaux diplômés à servir la nation avec loyauté et professionnalisme. « Nous mettrons en pratique les enseignements reçus pour contribuer à l’édification d’un système judiciaire fort, crédible et respecté », a-t-il assuré.
Créé en 2009, le Centre de formation des professions de justice est un établissement public chargé de la formation initiale et continue des acteurs des professions judiciaires. L’institution prépare notamment les magistrats, greffiers et secrétaires de parquet, avec pour objectif de renforcer la qualité du service public de la justice et d’adapter les compétences aux exigences de modernisation du secteur.







