
L’Instance de Protection des Données à Caractère Personnel (IPDCP) et la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) posent les jalons d’une collaboration renforcée en matière de gouvernance des données électorales. Reçue dans les locaux de la CENI, une délégation de l’IPDCP conduite par son président, le Colonel BELEI Bédiani, a échangé avec les responsables de l’institution électorale sur les pistes de synergies visant à consolider la confiance des citoyens.
Au cœur des discussions, la gestion sécurisée et conforme des millions de données à caractère personnel collectées et traitées par la CENI tout au long des processus électoraux. Les échanges ont permis de saluer les efforts déjà engagés par la Commission en matière de sécurisation des données, depuis leur collecte jusqu’à leur exploitation.
Pour l’IPDCP, les enjeux dépassent la seule conformité technique. Il s’agit avant tout de renforcer l’adhésion des citoyens aux opérations électorales en garantissant une gestion éthique, transparente et sécurisée de leurs informations personnelles. Dans un contexte marqué par la transformation numérique, la question de la souveraineté des données s’impose également comme un axe stratégique majeur.
« La donnée constitue aujourd’hui une ressource précieuse, aux usages multiples, qui exige un encadrement rigoureux et responsable », a rappelé le Colonel BELEI Bédiani.
Il a précisé que l’intervention de l’Instance ne vise nullement à entraver les missions régaliennes de la CENI, mais s’inscrit dans une logique d’accompagnement et de renforcement des bonnes pratiques.
Les discussions ont également permis d’apporter des clarifications sur plusieurs préoccupations soulevées par l’équipe de la CENI, notamment en ce qui concerne les transferts de données, le régime des demandes d’autorisation et les modalités de recueil du consentement, en particulier à travers les formulaires d’émargement.
Takouda KPATCHA, Secrétaire administratif et représentant du Président de la CENI, a souligné la nécessité d’une collaboration étroite avec l’IPDCP pour garantir la conformité des opérations électorales aux exigences légales.
De son côté, ANDJAO Tcha-kpohu, Coordonnateur du Centre National de Traitement de Données (CNTD), a contribué aux échanges techniques relatifs à la gestion des systèmes d’information.
À l’issue de la rencontre, l’IPDCP a annoncé l’élaboration prochaine de recommandations destinées à améliorer les pratiques de conformité, dans le respect de la vie privée et des libertés fondamentales.
Cette initiative conjointe témoigne de la volonté des institutions nationales de renforcer l’application de la loi n°2019-014 du 29 octobre 2019 relative à la protection des données à caractère personnel, et marque une étape importante vers une gouvernance électorale plus transparente, responsable et respectueuse des droits des citoyens.
ASSEM Ange







