
Article paru dans le journal hebdomadaire La Nouvelle Tribune du Togo N°420, qui a titré « Le bal des techniciens ».
Après l’ère de Nibombé Daré, les spéculations s’intensifient autour de la succession à la tête des Éperviers du Togo. Dans les couloirs de la Fédération Togolaise de Football (FTF), plusieurs noms circulent avec insistance.
Dans les coulisses, des consultations restreintes auraient déjà eu lieu. Trois techniciens français seraient en lice, avec un léger avantage pour l’un d’eux, Hubert Velud.
Hubert Velud, le favori pour un retour
À 66 ans, Hubert Velud n’est pas un inconnu au Togo. Son nom reste associé à un épisode tragique de l’histoire du football togolais, l’attentat de Cabinda en 2010, perpétré par le FLEC contre la délégation togolaise en route pour la phase finale de la Coupe d’Afrique des nations en Angola.
Diplômé d’une Licence UEFA Pro, l’ancien gardien du Stade de Reims, surnommé « Le Chat », garde un attachement particulier pour les Éperviers. Selon plusieurs sources concordantes, il serait tout proche d’un come-back à la tête de la sélection nationale.
Son expérience plaide clairement en sa faveur. Fin connaisseur du football africain, Velud affiche un palmarès solide : double champion d’Algérie avec l’ES Sétif (2013) et l’USM Alger (2014), vainqueur de la Coupe CAF 2016 avec le TP Mazembe, demi-finaliste de la Ligue des champions africaine avec l’Étoile du Sahel en 2017, sans oublier son passage réussi avec les sélections du Soudan et du Burkina Faso, qu’il a conduites respectivement à la CAN 2021 et à la CAN 2024.
Pour de nombreux observateurs, son profil correspond aux ambitions immédiates du Togo. Reconstruire un collectif compétitif et viser une qualification à la CAN 2027, après neuf années d’absence sur la scène continentale.
Jean-Michel Cavalli, l’outsider expérimenté
Autre nom cité avec insistance : Jean-Michel Cavalli, 69 ans. Technicien chevronné, il a dirigé plusieurs clubs, dont le Gazélec Ajaccio en France et le Club Africain en Tunisie.
Ancien sélectionneur de l’Algérie (2006-2007) et du Niger (2020-2023), Cavalli possède une connaissance certaine des réalités du football africain, même s’il n’a pas réussi à qualifier le Niger pour une phase finale de CAN durant son mandat.
Discret médiatiquement, il est réputé pour sa capacité à gérer des environnements sous pression, notamment dans les pays du Maghreb. Reste à savoir si cette expérience suffira à convaincre les décideurs togolais.
Olivier Guégan, le pari moderne
À 53 ans, Olivier Guégan incarne un profil plus jeune et résolument tourné vers l’innovation. Titulaire lui aussi d’une Licence UEFA Pro, il a entraîné plusieurs clubs français, dont le Valenciennes FC, le FC Sochaux-Montbéliiard et le Grenoble Foot 38.
Présenté comme un bâtisseur de collectifs soudés, Guégan met en avant sa connaissance des talents binationaux et une « Plateforme Performance » destinée à optimiser la préparation technique, tactique et athlétique des sélections.
Son principal handicap, l’absence d’expérience sur le continent africain, un critère souvent déterminant dans le choix d’un sélectionneur national en Afrique.
Une décision imminente
À Lomé, l’heure est aux tractations finales. Selon les informations, l’officialisation du prochain sélectionneur des Éperviers du Togo ne serait plus qu’une question d’heures.
Après plusieurs années de résultats en dents de scie, le choix du futur patron du banc togolais apparaît important. Entre l’expérience africaine d’Hubert Velud, la solidité de Jean-Michel Cavalli et l’approche moderne d’Olivier Guégan, la FTF s’apprête à trancher dans ce qui ressemble déjà à un véritable « bal des techniciens ».








