La finale de la Coupe d’Afrique des nations 2025 entre le Maroc et le Sénégal aurait pu basculer dans le chaos. En cause, un penalty accordé aux Lions de l’Atlas dans le temps additionnel, après consultation de la VAR, pour une légère poussée sur Brahim Diaz. Une décision arbitrale qui a fait exploser de colère le camp sénégalais.

Ulcérés, plusieurs joueurs du Sénégal ont quitté la pelouse, menaçant de ne pas reprendre le jeu. Sur le banc, le sélectionneur Pape Thiaw contestait avec véhémence, tandis que la tension atteignait son paroxysme dans un stade médusé. Pendant de longues minutes, l’hypothèse d’un arrêt définitif du match a plané. Il a finalement fallu l’intervention décisive du capitaine Sadio Mané pour convaincre ses coéquipiers de revenir sur le terrain.

Un retour in extremis, car les conséquences d’un abandon auraient été dévastatrices. Pour le règlement disciplinaire de la Confédération africaine de football (CAF), « l’abandon volontaire du terrain ou le refus de reprendre le jeu constitue une infraction majeure ». Dans le cadre d’une finale, un tel acte est assimilé à un forfait pur et simple.

Concrètement, le Sénégal se serait exposé à une défaite sur tapis vert, avec un score administratif, généralement 3-0 et à l’attribution automatique du trophée au Maroc. Mais la sanction ne se serait pas arrêtée là.

La CAF prévoit également des mesures bien plus lourdes sur le long terme à savoir, suspension du Sénégal des prochaines compétitions continentales, voire de la prochaine CAN, restrictions ou exclusion des éliminatoires africaines pour la CAN ou la Coupe du monde, sans oublier d’éventuelles suspensions individuelles pour les joueurs ou membres du staff identifiés comme meneurs de la fronde.

Finalement, après près de dix minutes d’interruption, Brahim Diaz s’est élancé. Et dans une ambiance électrique, le joueur du Real Madrid a manqué une panenka aussi audacieuse qu’inattendue, stoppée par Edouard Mendy. Un raté monumental qui a envoyé les deux équipes en prolongation… et fait oublier, au moins provisoirement, à quel point le Sénégal est passé tout près d’un scénario catastrophe.

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