
Initié et porté par l’association ACOFIN, le Festival des Divinités Noires a célébré, à Aného-Glidji, 13 octobre 2026, les 20 ans de son existence.
Durant deux décennies, ce rendez-vous majeur s’est imposé comme un carrefour incontournable de revalorisation des cultes traditionnels, de sauvegarde de la mémoire ancestrale et de rayonnement de la culture togolaise.
Portée par un groupe d’hommes en 2006, l’initiative avait pour ambition de célébrer l’héritage laissé par les ancêtres et les divinités.

En 20 ans, le festival a su briser les préjugés entourant les spiritualités africaines en les inscrivant dans une démarche de sauvegarde du patrimoine culturel mondial.
La célébration de ce 20ᵉ anniversaire à Glidji, haut lieu d’histoire et de spiritualité, a pris une dimension particulièrement solennelle avec la présence de nombreuses personnalités de rang national et international.
Autour des autorités coutumières, des prêtres et prêtresses, garants des couvents et de la mémoire ancestrale, l’événement a réuni le ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts, Isaac Tchiakpé, le préfet des Lacs, Datè Benissan-Tétévi, le roi du trône d’Adigo, Nana Anè Ohiniko Quam Dessou XV, ainsi que l’ambassadeur du Brésil au Togo, Luiz Ivaldo Villafañe Gomes.
Cette forte mobilisation témoigne de la reconnaissance institutionnelle du festival, mais aussi des liens historiques et spirituels profonds qui unissent les cultures de la sous-région à la diaspora.
Le président de l’Association des Connaissances Fondées dans l’Identité Noire (ACOFIN), Maître Wilson Tètè Bahum, s’est félicité du parcours accompli depuis 2006 et a tenu à remercier toutes les personnes qui, de près ou de loin, ont cheminé à leurs côtés, à commencer par le président du Conseil, Faure Gnassingbé.
« Je tiens, par cette occasion, à remercier en premier lieu le président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, qui nous a autorisés à placer le festival sous son patronage ; en second lieu, ceux qui ont quitté le monde des vivants, paix à leur âme ; et, pour finir, tous ceux qui ont toujours répondu présents au festival. Aujourd’hui, le festival a 20 ans et nous en sommes fiers », a-t-il déclaré dans un premier temps.
Pour Me Wilson Tètè Bahum, l’aventure ne fait que commencer : « 20 ans certes, mais nous avons encore tout un parcours devant nous. Je profite de l’occasion pour vous annoncer que le pays invité à la 11ᵉ édition, en 2027, sera la Côte d’Ivoire, car le Festival des Divinités Noires, c’est l’Afrique et sa diaspora. »
Une pensée solennelle a été consacrée à la mémoire de l’ancien ambassadeur du Brésil au Togo, Nei Futuro Bitencourt, décédé au Togo. Celui-ci a apporté un soutien indéfectible au festival jusqu’à son dernier souffle, témoignant de l’importance que le Brésil accorde à cet événement.
La présence remarquable du ministre de la Culture, du Tourisme et des Arts témoigne de l’engagement du gouvernement en faveur de cet événement. À cette occasion, le président du Conseil, Faure Gnassingbé, par la voix du ministre, a tenu à réaffirmer son engagement en faveur du rayonnement de la culture togolaise.
Plusieurs chefs traditionnels, autorités coutumières et prêtresses ont également remercié l’association pour son engagement en faveur de la préservation de l’héritage spirituel et culturel. Ils envisagent d’inscrire une « Journée ACOFIN » dans les semaines culturelles des écoles de la préfecture des Lacs.
L’ACOFIN annonce d’ores et déjà la 11ᵉ édition du Festival des Divinités Noires, prévue en janvier 2027, avec la Côte d’Ivoire comme pays invité d’honneur. À cette occasion, la ville de Kouto, située dans le nord de la Côte d’Ivoire, sera mise en avant. Le Brésil sera également de la partie.
En mettant en lumière la richesse culturelle, philosophique et historique des couvents et des arts traditionnels, l’ACOFIN a permis de redonner toute sa noblesse à l’héritage spirituel noir africain.
Richard MAGLO









