Pour Gnanta Ourna, acteur engagé de la vie publique togolaise, le dialogue demeure non seulement une nécessité, mais surtout un pilier fondamental de la stabilité et de la gouvernance durable au Togo. Dans une prise de position marquée par un appel à la responsabilité collective, il défend une approche inclusive et sans préalables dans la recherche de solutions aux défis nationaux.
Selon lui, le dialogue trouve ses racines dans les valeurs profondes de la société togolaise et mérite d’être placé au cœur de toute démarche de résolution des crises.
« Sans prendre le contre-pied de qui que ce soit, force est de reconnaître que les dialogues qu’a connus notre pays ont toujours produit des résultats sur des aspects donnés », affirme-t-il, soulignant leur utilité historique malgré les critiques.
Gnanta Ourna met cependant en garde contre certaines postures qui, selon lui, éloignent l’objectif principal, la construction d’une stabilité durable et la transformation effective de la gouvernance.
Il appelle ainsi à éviter les préalables rigides qui freinent l’ouverture des discussions et nourrissent la méfiance.
Au-delà des partis politiques et des organisations de la société civile, il plaide pour une implication plus large de personnalités disposant d’une légitimité nationale reconnue et d’une connaissance approfondie de l’histoire politique, économique et sociale du pays.
Pour lui, leur contribution est essentielle à la qualité et à la profondeur des échanges.
Autre point central de sa réflexion, l’élargissement du champ du dialogue. Celui-ci ne devrait pas se limiter aux seules questions politiques, mais devenir un véritable laboratoire de réflexions sur les politiques publiques, capable de proposer des réponses concrètes aux attentes des populations.
Face aux enjeux actuels et aux menaces qui pèsent sur la cohésion nationale et au regard de la fragilité de l’environnement sous régionale, Gnanta OURNA appelle enfin à dépasser les débats de personnes et les postures partisanes. « Nous devons, sans hypocrisie, construire un consensus national afin de mieux protéger notre pays pour les générations futures », conclut-il.







