Face à la presse à l’occasion de l’An 1 de la proclamation de la Révolution Progressiste Populaire (RPP), le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a livré un message fort en faveur de la souveraineté économique et industrielle du Burkina Faso. Dans une déclaration sans détour, il a dénoncé la dépendance excessive aux importations, appelant à une transformation locale des richesses nationales.

« Nous sommes en mesure de tout faire chez nous, alors pourquoi importer ? », a-t-il martelé, posant ainsi les bases d’une vision résolument tournée vers l’autosuffisance. Le chef de l’État a particulièrement insisté sur le secteur du coton, pilier de l’économie burkinabè, dont la valeur ajoutée échappe encore en grande partie au pays.

Refusant de cautionner un système qu’il juge déséquilibré, Ibrahim Traoré a déclaré, « Je ne veux plus être habillé par un fil qui vient de l’extérieur, alors que nos paysans cultivent le coton. »

Une prise de position qui traduit une volonté claire de promouvoir une industrie textile nationale, capable de transformer localement la matière première produite par les agriculteurs.

Le Président a également dénoncé les mécanismes de fixation des prix du coton, souvent dictés par des acteurs extérieurs. « Je ne peux pas accepter qu’on impose le prix du coton à nos paysans, alors que nous devons le transformer nous-mêmes », a-t-il affirmé, plaidant pour une meilleure valorisation du travail des producteurs locaux.

Ibrahim Traoré réaffirme son engagement pour une économie plus indépendante, fondée sur la production et la consommation locales. Un discours qui s’inscrit dans une dynamique plus large de reconquête de la souveraineté économique, au cœur des priorités actuelles du Burkina Faso.

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