Contribuer à la réduction de la mortalité liée au cancer du sein et du col de l’utérus chez les femmes de la région maritime, en renforçant la sensibilisation et la prévention : tel est l’objectif du projet « Prévention des cancers du sein et du col de l’utérus chez les femmes dans la région maritime au Togo », lancé ce vendredi 14 août 2026 par les associations Alliance Sacrée d’Anastasie (ASA) et Coude à Coude pour le Développement au Féminin (CCDF).
Les activités de ce projet, prévues sur trois mois, se dérouleront dans la région maritime, plus précisément dans la commune du Golfe 7 et dans la commune des Lacs 3.
C’est la commune du Golfe 7 qui a accueilli la première étape du projet. Appuyées par des professionnels de santé, les responsables des deux associations ont animé une séance de sensibilisation dans la maison royale de Togbui Gogoè, à Akato.
Il s’agissait d’informer les femmes de cette localité sur les ravages causés par ces maladies, et de les encourager à réaliser des dépistages précoces, afin que la pathologie, une fois détectée tôt, puisse être prise en charge plus facilement et à moindre coût.
« Face à la prévalence croissante des cancers du sein et du col de l’utérus au Togo, et au manque criant d’information des femmes sur ces maladies, ASA et CCDF ont initié ce projet de prévention. Sur une durée de trois mois, le projet touchera directement 300 femmes âgées de 18 à 50 ans, et indirectement 3 500 personnes, à travers des causeries éducatives, des séances de sensibilisation dans les marchés, des émissions radio, des capsules vidéo et diverses actions de communication. Le projet bénéficie du partenariat du ministère de la Santé du Togo », a déclaré Mme Honkou Akouvi, directrice exécutive de l’association CCDF.
Le cancer est l’une des principales causes de mortalité dans le monde, et les cancers du sein et du col de l’utérus restent particulièrement préoccupants chez les femmes. Selon l’OMS, le cancer du sein est le plus fréquent chez la femme, avec plus de 2,3 millions de nouveaux cas en 2022, tandis que le cancer du col de l’utérus, quatrième cancer le plus courant, a causé plus de 350 000 décès la même année, majoritairement dans les pays à revenus faibles et intermédiaires.
Lors de la séance à Akato, les femmes ont été formées aux techniques de détection précoce de la maladie, ainsi qu’à ses causes et à ses modes de prévention.
« Plus vite le cancer est dépisté, mieux il est soigné. Plus tôt le diagnostic est posé, plus facile sera le traitement. C’est pour cette raison qu’ASA s’engage aux côtés des femmes pour renforcer la prévention », a ajouté Sandra Dzamesi.
L’association ASA et son partenaire s’engagent à poursuivre leurs actions pour réduire durablement le taux de mortalité lié aux cancers dans le pays. Elles entendent également maintenir la dynamique de sensibilisation au-delà du mois d’Octobre rose.
« Je me suis engagée dans cette lutte parce que j’ai eu une expérience personnelle qui m’a vraiment touchée : la maladie a touché quelqu’un qui m’est très cher. C’est de là que m’est venue l’inspiration d’informer ces dames, car plusieurs femmes ne sont pas informées. J’ai donc voulu mener une sensibilisation pour les informer sur les risques du cancer du sein et du col de l’utérus. Nous allons continuer à sensibiliser les femmes dans d’autres villes également. La campagne, débutée ce mois d’août, se poursuivra également par le digital. Je veux continuer à lutter contre cette maladie, ainsi que contre la désinformation, et collaborer pour réduire le taux de mortalité », a indiqué Sandra Dzamesi, présidente d’ASA.









