La Tanzanie a quitté la Coupe d’Afrique des nations la tête haute, mais avec un profond sentiment d’injustice. Éliminés par le Maroc (1-0) en huitièmes de finale, les Taifa Stars estiment qu’un penalty évident leur a été refusé dans les toutes dernières minutes de la rencontre, une décision arbitrale qui continue de faire polémique.
Opposés au pays hôte et grand favori de la compétition, les Tanzaniens ont longtemps résisté à la domination marocaine. Les Lions de l’Atlas ont certes contrôlé le match, avec 71 % de possession et plusieurs occasions nettes, dont une frappe d’Achraf Hakimi sur la barre transversale. Mais ils ont dû attendre l’heure de jeu pour faire la différence grâce à Brahim Diaz, auteur de l’unique but de la rencontre.
La frustration tanzanienne s’est cristallisée dans le temps additionnel. Sur la dernière action du match, Iddy Nado s’est écroulé dans la surface après un contact avec le défenseur marocain Adam Madina. Immédiatement, le banc des Taifa Stars s’est levé pour réclamer un penalty. En vain. L’arbitre malien Boubou Traoré n’a rien sifflé et la VAR n’est pas intervenue.
Visiblement dépité, le sélectionneur Miguel Angel Gamondi a exprimé son incompréhension après la rencontre. « J’ai demandé à l’arbitre pourquoi il n’a pas demandé à aller au VAR. Je pense que tout le monde l’a vu », a-t-il déclaré, tout en précisant ne pas vouloir juger l’arbitrage.
Selon les officiels, Iddy Nado aurait glissé et chuté sans intervention fautive, une interprétation totalement rejetée par le camp tanzanien.
Le défenseur Haji Mnoga n’a pas caché sa colère, « Partout ailleurs sur le terrain, l’arbitre a sifflé des fautes de ce genre pendant tout le match. S’il le fait ailleurs, il doit aussi le faire dans la surface. Je pense que c’était injuste. »
Malgré cette élimination douloureuse, la Tanzanie peut se satisfaire d’un parcours historique. Pour la première fois de son histoire, elle a atteint la phase finale d’une CAN et n’a encaissé qu’un seul but face au pays hôte.
« On méritait peut-être mieux, mais on a fait une grande prestation. On a su gérer la pression et les attaques du Maroc. Je suis fier de mes joueurs », a conclu Miguel Angel Gamondi.
Une fierté intacte, mais un goût amer persistant, tant cette décision arbitrale risque de rester longtemps dans les mémoires tanzaniennes.







