La campagne de commercialisation du café et du cacao pour la période 2026-2027 démarrera officiellement le 1er octobre prochain sur l’ensemble du territoire togolais. Le coup d’envoi a été donné vendredi 4 septembre à Kpalimé par le ministre de l’Économie et de la Veille stratégique, Badanam Patoki, lors d’une cérémonie organisée par le Comité de coordination de la filière café-cacao (CCFCC).
Cette nouvelle campagne s’ouvre sous le signe de la performance, de la compétitivité et de la durabilité. Elle fait suite à l’évaluation de la campagne précédente, dont les enseignements doivent permettre aux acteurs de mieux relever les défis auxquels sont confrontées les filières café et cacao.
Cultures de rente majeures pour l’économie nationale, le café et le cacao bénéficient d’une attention particulière des pouvoirs publics, notamment face aux exigences croissantes du marché international. Le gouvernement entend ainsi renforcer la traçabilité des produits, la vérification des conditions de production et la lutte contre la déforestation liée à ces cultures.
Dans cette perspective, plusieurs dispositifs sont déjà en cours de déploiement. Ils concernent notamment la mise en place de mécanismes de diligence raisonnée, l’identification des producteurs et la géoréférenciation progressive des parcelles. L’objectif est de permettre au Togo de mieux répondre aux exigences de la réglementation européenne relative aux produits exempts de déforestation.
À l’horizon 2030, le gouvernement ambitionne de faire des filières café et cacao des secteurs plus performants, compétitifs et durables, à travers la mise en œuvre des Plans de développement des filières café et cacao (PDCC). Ces plans doivent contribuer au renforcement de l’ensemble des chaînes de valeur, avec à la clé davantage de richesses et d’emplois décents et permanents, particulièrement en milieu rural.
Le ministre Badanam Patoki a insisté sur la nécessité d’une professionnalisation accrue de la production, combinée à une approche compétitive et durable. Une orientation qui rejoint les préoccupations des acteurs locaux, notamment dans le Grand Kloto, où le café et le cacao constituent à la fois une activité économique, un patrimoine et un marqueur identitaire.
Le maire de Kloto 1, Atigaku Kossi Afelete, a souligné l’importance de ces deux cultures dans le développement local.
De son côté, le secrétaire général du CCFCC, Enselme Gouthon, a appelé les producteurs à renforcer leur organisation afin de garantir une meilleure mise en marché des produits.
Selon lui, une filière mieux structurée dispose de davantage d’atouts pour assurer une commercialisation efficace.
Les chiffres de la précédente campagne montrent toutefois un recul des exportations. 39 opérateurs économiques avaient réalisé des transactions commerciales, pour un volume de 2 576 tonnes de café et 8 841 tonnes de cacao, contre respectivement 4 313 tonnes et 24 625 tonnes lors de la campagne 2024-2025.
Le 1er octobre marque donc le début d’une nouvelle étape pour les acteurs du café et du cacao au Togo. Entre exigences internationales, impératifs de durabilité et ambition de développement à l’horizon 2030, la campagne 2026-2027 s’annonce comme un rendez-vous majeur pour l’avenir de ces deux filières.
La cérémonie de lancement a également été marquée par la célébration des 30 ans d’existence du CCFCC, avec une exposition de produits dérivés du café et du cacao « made in Togo », présentés par des producteurs et transformateurs.









