La tension est montée d’un cran entre la Confédération africaine de football (CAF) et la Fédération camerounaise de football (Fecafoot). Mercredi 14 janvier 2026, la CAF a infligé une suspension de quatre matches à Samuel Eto’o, président de la Fecafoot, à la suite de son comportement jugé inapproprié après le quart de finale de la CAN opposant le Maroc au Cameroun.
L’instance continentale conclut ainsi une enquête ouverte après la rencontre remportée par les Lions de l’Atlas (2-0), un match au cours duquel l’ancien attaquant star s’était montré particulièrement remonté contre l’arbitrage. Des images largement relayées sur les réseaux sociaux ont notamment montré Samuel Eto’o interpeller Fouzi Lekjaa, président de la Fédération marocaine de football, ainsi que Patrice Motsepe, président de la CAF.
La sanction a provoqué une réaction immédiate et virulente de la Fecafoot. Dans un communiqué publié sur ses réseaux sociaux, la fédération camerounaise dénonce une décision « dépourvue de toute motivation explicite » et conteste fermement la suspension de son président.
À 44 ans, Samuel Eto’o se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une polémique qui dépasse le cadre sportif. Cette affaire ravive les débats sur l’arbitrage, la gouvernance du football africain et les relations parfois électriques entre dirigeants du continent. Reste désormais à savoir si la Fecafoot décidera de porter l’affaire plus loin, voire de faire appel de la décision de la CAF.







