Le nouveau Conseil d’administration du Bureau togolais du droit d’auteur (BUTODRA) a officiellement pris fonction ce vendredi 14 août 2026. Présidé par Vignon Aziati, le bureau, composé de 11 membres, dispose de deux ans pour impulser de nouvelles réformes et améliorer durablement les conditions de vie des créateurs togolais.

Le Bureau togolais du droit d’auteur (BUTODRA) ouvre une nouvelle page de son histoire. Les nouveaux membres de son Conseil d’administration ont officiellement pris fonction ce vendredi 14 août 2026, à l’issue d’une cérémonie de passation et d’installation du nouveau bureau.

La cérémonie s’est déroulée en présence d’Isaac Tchiakpé, ministre du Tourisme, de la Culture et des Arts, et de Komla Edjidomelé, directeur général du BUTODRA. À la tête du nouveau Conseil d’administration, composé de 11 membres, Vignon Aziati entend faire de l’amélioration des conditions de vie des artistes et créateurs la principale priorité de son mandat.

Un Conseil chargé de donner une nouvelle impulsion

Pour Komla Edjidomelé, l’installation de ce nouveau Conseil constitue l’aboutissement d’un processus important pour l’institution. Le directeur général du BUTODRA a rappelé que le Conseil d’administration a notamment pour mission de définir les grandes orientations de l’organisme et d’accompagner la direction générale dans la mise en œuvre de ses actions.

Cette nouvelle équipe devra donc contribuer à renforcer l’efficacité du système de gestion et de protection du droit d’auteur au Togo, dans un contexte où les créateurs attendent davantage de résultats en matière de rémunération, de protection sociale et de valorisation de leurs œuvres.

La réforme du droit d’auteur au cœur des priorités

Parmi les principaux dossiers qui attendent le nouveau Conseil figure le projet de loi portant protection du droit d’auteur, des droits voisins et des expressions du folklore. Le texte est actuellement à l’étude à l’Assemblée nationale.

Les responsables du BUTODRA souhaitent une mobilisation accrue en faveur de son adoption et de sa promulgation. Pour eux, cette réforme doit permettre de consolider le cadre juridique de protection des artistes et de mieux adapter la législation aux réalités actuelles du secteur culturel.

Isaac Tchiakpé a lui aussi placé ce dossier parmi les priorités de la nouvelle équipe. Le ministre a appelé à intensifier le lobbying auprès des parlementaires afin de favoriser l’aboutissement du processus législatif, tout en assurant que son département poursuivra les démarches nécessaires pour faire avancer le texte.

Collecte et numérisation : le défi de la rémunération

Autre chantier majeur : la collecte des droits d’auteur et sa modernisation par le numérique. Considérée comme l’un des maillons faibles du système actuel, la collecte devra être améliorée afin de permettre une meilleure identification, une gestion plus efficace et, surtout, une rémunération plus juste des créateurs.

La numérisation apparaît ainsi comme un levier essentiel pour moderniser le fonctionnement du BUTODRA. Elle devrait également contribuer à améliorer la traçabilité des œuvres et des droits qui leur sont associés.

La protection sociale des artistes figure également parmi les préoccupations affichées par le ministre de la Culture. L’objectif est de faire en sorte que la création artistique puisse offrir de meilleures perspectives de vie et de sécurité aux professionnels du secteur.

Vignon Aziati mise sur l’apaisement

À la tête du nouveau Conseil, Vignon Aziati veut placer l’amélioration durable des conditions de vie des artistes au centre de son mandat. Il a également lancé un appel à l’apaisement au sein du milieu artistique.

Pour le nouveau président du Conseil d’administration, les querelles et divisions internes doivent progressivement céder la place à davantage de solidarité, de dialogue et de travail collectif. Une cohésion qu’il considère comme indispensable pour permettre au secteur culturel de défendre efficacement ses intérêts.

Vers une véritable industrie culturelle togolaise

Au-delà des questions liées au droit d’auteur, Isaac Tchiakpé a fixé une ambition plus large : faire émerger une véritable industrie culturelle et créative au Togo.

Le ministre estime que le secteur doit progressivement sortir d’une logique de dépendance aux subventions publiques et parvenir à attirer davantage de partenaires, d’investissements et de ressources. Cette transformation suppose notamment une meilleure structuration des acteurs, une professionnalisation accrue et une valorisation économique plus importante des œuvres et du talent des créateurs togolais.

Deux ans pour passer aux résultats

Le nouveau Conseil d’administration dispose désormais de deux années pour traduire ces orientations en actions concrètes. Protection juridique, amélioration de la collecte, numérisation, protection sociale, apaisement du milieu artistique et développement d’une véritable économie créative : les défis sont nombreux.

Le mandat de Vignon Aziati et des dix autres membres du Conseil s’annonce donc décisif. Au-delà de l’installation officielle, les artistes et créateurs togolais attendent désormais des résultats concrets, susceptibles de renforcer leurs droits, d’améliorer leurs revenus et de donner un nouvel élan à l’industrie culturelle et créative nationale.

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