À travers une déclaration rendue publique le 14 février 2026 à Lomé, l’Association des Journalistes Sportifs du Togo (AJST) a exprimé son indignation suite à la décision du club Semassi FC interdisant l’accès au terrain de Sokodé et toute intervention dans les discussions impliquant le club au journaliste Inoussa Aboubakar, plus connu sous le pseudonyme Inoussa Goeller.

La décision référencée N° 001/PP-SFC/-26, en date du 11 février 2026, a suscité un profond mécontentement au sein de l’organisation professionnelle des journalistes sportifs. L’AJST estime qu’il s’agit d’une mesure « absurde et infondée », rappelant que le journaliste concerné n’est nullement membre du club et ne saurait donc faire l’objet d’une sanction interne émanant de cette structure.

Une atteinte à la liberté de presse ?

Après avoir recueilli des informations auprès de différentes sources, l’AJST affirme que Semassi FC n’est juridiquement pas habilité à interdire à un journaliste de participer à des émissions radiophoniques ni à restreindre sa liberté d’expression. L’organisation considère que cette décision constitue une entorse aux principes fondamentaux garantis par la Constitution togolaise, notamment la liberté d’expression et la liberté de la presse.

L’AJST souligne également que le terrain municipal de Sokodé ne relève pas de la seule compétence du club. En outre, elle rappelle que l’organisation des compétitions de première division (D1 Lonato) et de deuxième division relève exclusivement de la Fédération Togolaise de Football (FTF), seule institution habilitée à accorder les accréditations et droits d’accès aux médias. 

Pour l’association, en prenant une telle décision, le club aurait outrepassé ses prérogatives.

Des voies légales ignorées

L’AJST regrette par ailleurs que le club n’ait pas saisi les juridictions compétentes prévues par les textes en vigueur, notamment la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ou l’Observatoire togolais des médias (OTM), en cas de grief contre le journaliste.

Rappelant que le Code de la presse et de la communication prévoit des mécanismes de recours pour toute personne physique ou morale s’estimant lésée par un professionnel des médias, l’association estime que le choix de l’interdiction unilatérale n’est ni conforme à l’esprit des lois ni respectueux des principes démocratiques.

Un appel à la FTF et à l’opinion nationale

L’AJST interpelle la Fédération Togolaise de Football afin qu’elle prenne ses responsabilités face à ce qu’elle qualifie d’« usurpation de compétences » et d’atteinte à la liberté de presse.

Réaffirmant son engagement en faveur du bien-être des journalistes sportifs et du développement du sport au Togo, l’association prend à témoin l’opinion nationale et prévient qu’elle tiendra le club Semassi responsable de tout désagrément physique ou moral que pourrait subir le journaliste Inoussa Goeller.

« Pour les sports et pour le Togo », conclut l’AJST, déterminée à défendre les principes fondamentaux qui encadrent l’exercice du journalisme sportif dans le pays.

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