L’économie togolaise devrait poursuivre sa progression en 2026. Une nouvelle projection table sur une croissance de 6,3 %, contre 6,2 % en 2025. Cette perspective a été présentée jeudi 17 septembre à Lomé, lors de la 3ᵉ session du Conseil national du crédit (CNC).

Selon les données examinées au cours de cette rencontre, plusieurs secteurs devraient contribuer à cette dynamique, notamment le transport, le commerce, les activités portuaires ainsi que la Plateforme industrielle d’Adétikopé (PIA).

Sur le front des prix, la situation reste également contenue. L’inflation s’établissait à 0,5 % à fin juin, témoignant d’une évolution relativement modérée des prix. Présidant les travaux, le ministre des Finances et du Budget, Essowè Georges Barcola, a souligné l’évolution favorable de plusieurs indicateurs macroéconomiques, notamment une baisse de la dette et un déficit maîtrisé, dans un contexte de poursuite des efforts de consolidation des finances publiques.

15,4 milliards FCFA pour l’agriculture

Les échanges du CNC ont également porté sur le financement de l’économie. Les données du système bancaire font ressortir une progression des dépôts et des crédits, avec une attention particulière accordée au financement de l’agriculture et des très petites, petites et moyennes entreprises (TPME).

Dans le secteur agricole, les crédits accordés ont enregistré une hausse spectaculaire de 83,3 %, pour atteindre 15,4 milliards de FCFA. Malgré cette progression, les banques sont invitées à renforcer davantage leur soutien au secteur, notamment à travers des mécanismes de garantie comme le ProMIFA.

Le secteur de la microfinance a, pour sa part, fait l’objet d’une attention particulière. Le Conseil national du crédit a appelé à une mise en œuvre rigoureuse des plans de redressement des institutions concernées, avec pour objectif de préserver l’épargne des populations et de renforcer la stabilité du secteur.

Une mobilisation pour la feuille de route 2026-2031

Au-delà des indicateurs économiques et financiers, le ministre Georges Barcola a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective autour de la nouvelle feuille de route gouvernementale 2026-2031.

« La nouvelle feuille de route gouvernementale 2026-2031 ne pourra produire pleinement ses effets que si elle est portée par une dynamique collective », a-t-il déclaré, appelant l’ensemble des acteurs économiques à accompagner sa mise en œuvre.

L’appel concerne notamment l’État, le secteur privé, les banques, les institutions de microfinance, les organisations professionnelles, la Chambre de commerce et les autres acteurs de l’économie nationale.

Réuni quatre fois par an, le Conseil national du crédit examine l’évolution de la situation économique, monétaire et financière du Togo. Il regroupe des représentants de l’État, de la BCEAO, du secteur bancaire, de la microfinance, du patronat, de la Chambre de commerce ainsi que des associations de consommateurs.

Avec une croissance projetée à 6,3 % en 2026, le Togo mise ainsi sur la poursuite de l’activité dans les secteurs productifs et commerciaux, tout en cherchant à renforcer le financement de l’économie et la stabilité du système financier.

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