Les rituels préparant la fête traditionnelle Épé-Ekpé 2026 se poursuivent. Après la cérémonie de Situtu (Libation)de la divinité Na Bosromafli, c’est le tour de Togbé Lakpan, qui s’est déroulé ce mardi 11 août 2026 au quartier Djamadi à Aného.

Il s’agit de la dernière cérémonie de Situtu en pays Guin avant la prise de la pierre sacrée à Avé Gbatso.

Cet événement à forte portée spirituelle vise à invoquer la paix et le bonheur sur le peuple à travers des aspersions.

Vêtus de blanc, prêtres et prêtresses traditionnels, adeptes et autorités coutumières se sont retrouvés pour cette cérémonie publique conduite par la communauté « Lã ».

En pays Guin, ce sont les « Lã » qui édictent les interdictions et ce sont eux aussi qui les lèvent. Des prières ont été dites pour demander la paix sur le pays, ainsi que le bon déroulement des rituels à venir jusqu’au jour de la prise de la pierre sacrée, prévu le 3 septembre prochain à Glidji.

La cérémonie a été également marquée par la présence d’autorités administratives et de membres du gouvernement, notamment le ministre de la Santé, Jean-Marie Tessi, représentant le président du Conseil, ainsi que l’honorable Kayi Lawson, princesse de la famille Lolan, et bien d’autres. Cette présence témoigne de l’importance qu’accorde le gouvernement à cette fête traditionnelle.

Il faut rappeler aussi que cette cérémonie a vu la présence remarquable d’un digne fils de la communauté, Maître Yves Tètè Wilson-Bahun, président du Festival des Divinités Noires.

Après cette importante cérémonie de Togbé Lakpan suivront d’autres rites comme « Ekpé Mama » à Tchaklizohomé, à Dégbénou, ce jeudi 13 août, qui confirmera la date de la prise de la pierre sacrée.

Cette rencontre entre les fils et filles de Togbé Lakpan s’est terminée dans la nuit avec un dîner spécial offert par le président du Festival des Divinités Noires, Maître Tètè Wilson-Bahun, et la princesse, l’honorable Kayi Lawson. Un moment de joie, de retrouvailles et de réjouissance.

La 363ᵉ cérémonie de <Situtu> de Togbé LAKPAN, qui annonce l’ouverture des rites d’EKPESSOSSO, est avant tout un rite de purification, de réconciliation, de bénédiction et de cohésion sociale. L’eau lustrale qui y est utilisée symbolise le renouveau, la paix et les vœux de prospérité adressés à toute la communauté.

La reconnaissance d’EKPESSOSSO par l’UNESCO comme patrimoine culturel immatériel de l’humanité constitue une invitation à redécouvrir cet héritage ancestral avec un regard apaisé, scientifique et respectueux.

Par cette célébration, ANÉHO et GLIDJI réaffirment leur vocation de hauts lieux du patrimoine spirituel et culturel togolais et ouvrent leurs portes à tous ceux qui souhaitent découvrir, dans un esprit de dialogue et de fraternité, la richesse de cet héritage universel.

Richard MAGLO

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