Le Togo réaffirme son engagement en faveur de l’accès universel à l’eau potable et à l’assainissement. Représenté par le Président de l’Assemblée nationale, Prof. Komi Selom Klassou, au nom du Président du Conseil, Faure Essozimna Gnassingbé, le pays prend une part active au Forum africain de l’eau, ouvert ce mercredi à N’Djamena, au Tchad.
Coorganisé par le Gouvernement tchadien et le Groupe de la Banque mondiale dans le cadre de l’initiative « Water Forward – De la vision à l’action », ce rendez-vous continental réunit chefs d’État, responsables gouvernementaux, partenaires techniques et financiers autour d’un objectif commun : accélérer les investissements et les réformes pour garantir un accès durable à l’eau et à l’assainissement en Afrique.
Face à un constat préoccupant – plus de 400 millions d’Africains privés d’eau potable de base et plus de 700 millions sans accès à un assainissement de base –, les participants ont appelé à transformer les engagements politiques en actions concrètes. Les interventions des dirigeants africains, dont celles des Présidents de la Mauritanie, de la République démocratique du Congo, du Gabon et du Tchad, ont mis l’accent sur l’urgence d’investir davantage dans le secteur de l’eau, considéré comme un levier essentiel de développement économique, de cohésion sociale et de résilience climatique.
À cette occasion, le Togo a présenté sa stratégie ambitieuse à travers son Pacte national pour l’eau 2026-2031, aligné sur la Vision Togo 2040, la feuille de route gouvernementale 2026-2031 et l’Objectif de développement durable 6. Ce programme prévoit la mobilisation de 1 756 milliards de FCFA d’investissements afin d’assurer un accès universel à l’eau potable et d’éliminer totalement la défécation à l’air libre d’ici 2031.
Le Pacte repose sur des réformes majeures, notamment la modernisation de la gouvernance du secteur, le renforcement de la régulation économique, l’amélioration de la viabilité financière des services d’eau, la professionnalisation des services en milieu rural, le développement des partenariats public-privé ainsi que la gestion intégrée des ressources en eau et la coopération sur les bassins transfrontaliers.
Par cette participation, le Togo confirme sa volonté de faire de l’eau un moteur de transformation économique, de prospérité partagée et de résilience face aux défis climatiques, tout en contribuant activement aux solutions africaines en matière de sécurité hydrique.
Le ministre délégué chargé de l’Eau et de l’Assainissement, Séna Alipui, participe également aux travaux de ce forum continental.









