
La 7ᵉ Réunion ministérielle du Processus des États atlantiques africains (PEAA), coorganisée par le Maroc et le Bénin du 12 au 13 juillet à Cotonou, s’est achevée sur une note de satisfaction et d’espoir. Les représentants de 23 États riverains de l’océan Atlantique, dont le ministre togolais des Affaires étrangères, Prof. Robert Dussey, ont réaffirmé leur volonté de renforcer la coopération régionale autour de la sécurité maritime, des corridors logistiques verts et des énergies durables.
Créé en juin 2022 à l’initiative de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc, le Processus des États atlantiques africains ambitionne de faire des pays de la façade atlantique des acteurs majeurs de la gouvernance maritime internationale. Face aux défis économiques et sécuritaires qui redessinent les équilibres mondiaux, les États membres entendent valoriser le potentiel stratégique de l’océan Atlantique comme levier de développement partagé.
À l’ouverture des travaux, le directeur général de l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), l’ambassadeur Mohamed Methqal, a plaidé pour une intégration africaine ambitieuse et bénéfique à tous. Il a identifié la sécurité maritime comme la priorité du processus, appelant à renforcer les échanges de renseignements et la coopération contre la piraterie, les trafics illicites, la criminalité transfrontalière ainsi que les cybermenaces visant les infrastructures portuaires.
L’ambassadeur marocain a également insisté sur la nécessité de développer des infrastructures portuaires modernes et interconnectées, dans le respect des exigences environnementales, afin de mieux intégrer les économies africaines aux chaînes de valeur mondiales. Un projet qu’il a qualifié d’ambitieux mais réaliste, fondé sur la paix, la sécurité et le développement partagé.
Le chef de la diplomatie togolaise, Prof. Robert Dussey, a salué cette vision commune et réaffirmé l’engagement du Togo en faveur d’une coopération régionale renforcée, indispensable à la stabilité et à la prospérité de l’espace atlantique africain.
Au terme des échanges, les ministres ont adopté la Déclaration de Cotonou, un document qui fixe les grandes orientations du processus et réaffirme la détermination des États membres à accélérer la coopération économique, sécuritaire et environnementale le long des côtes atlantiques.
La ministre béninoise des Affaires étrangères, Corinne Amorin Brunet, hôte de la rencontre, s’est félicitée de cette dynamique collective, estimant que l’Afrique démontre sa capacité à prendre en main ses propres défis. Elle a également souligné la complémentarité entre le PEAA et la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), notamment grâce au développement de corridors reliant les ports atlantiques aux pays de l’hinterland, favorisant ainsi l’intégration économique du continent.
Les États membres ont enfin donné rendez-vous pour la prochaine réunion ministérielle, prévue en septembre 2026, afin de poursuivre la mise en œuvre des engagements pris à Cotonou et de consolider cette ambition commune pour un Atlantique africain plus sûr, plus connecté et plus prospère.









