La lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest et au Sahel ne peut plus se limiter à une approche strictement militaire. C’est le message porté par Abdoulaye Diop, Ministre des affaires étrangères du Mali, qui appelle à repenser en profondeur les stratégies de stabilisation dans la région.
Selon lui, les réponses sécuritaires, bien qu’indispensables, ne suffisent pas à elles seules à éradiquer durablement l’insécurité. La montée des violences et la persistance des groupes armés révèlent les limites d’une approche centrée uniquement sur la force. Pour espérer une paix véritable, il devient impératif d’agir sur les causes profondes des crises.
Au cœur de cette vision se trouve le renforcement des mécanismes d’intégration socio-économique. Le développement inclusif, l’accès équitable aux ressources, ainsi que la création d’opportunités pour les populations, notamment les jeunes, constituent des leviers essentiels pour contrer l’extrémisme.
Abdoulaye Diop insiste également sur la nécessité de consolider la stabilité institutionnelle. Des États forts, légitimes et proches des citoyens sont indispensables pour restaurer la confiance et garantir une gouvernance efficace. L’inclusion sociale, quant à elle, permet de réduire les fractures et de prévenir les frustrations exploitables par les groupes terroristes.
C’est donc dans une approche globale, combinant sécurité, développement et cohésion sociale, que réside l’espoir d’un avenir apaisé pour le Sahel. Une stratégie ambitieuse mais nécessaire, pour bâtir les fondations d’une paix durable dans une région en quête de stabilité.







