À l’occasion de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, commémorée chaque 8 mars et tout au long du mois, le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique, de la Couverture sanitaire universelle et des Assurances a intensifié son engagement en faveur de la santé féminine. Dans le district sanitaire d’Agoè-Nyvé, la cellule focale Genre a officiellement lancé une vaste campagne d’information et de sensibilisation sur le cancer du sein et les lésions précancéreuses du col de l’utérus.
Placée sous le thème, « Droits, justice, action pour toutes les femmes et les filles : chaque lésion précancéreuse dépistée et traitée à temps est une vie sauvée », cette initiative met en lumière l’urgence du dépistage précoce et l’importance d’un accès équitable aux soins de santé pour toutes.
Selon Madame KPELLY Essi Dogbeda, présidente de la cellule focale Genre, ce thème rappelle la nécessité d’une mobilisation collective autour du droit fondamental des femmes à une santé de qualité. Elle insiste sur le rôle de l’information et de la prévention dans la lutte contre ces pathologies encore trop meurtrières.
Représentant le ministre de la Santé, Monsieur Jean-Marie Koffi Ewonoule TESSI, le secrétaire général, le docteur WOTOBE Kokou Marin, a présidé la cérémonie de lancement. Il a souligné que « la santé des femmes constitue un pilier essentiel du développement durable ». Pour lui, une femme en bonne santé impacte positivement toute la communauté.
Instituée par les Nations Unies en 1977, la Journée internationale des droits des femmes trouve son origine dans les luttes historiques pour l’égalité des droits. Elle demeure aujourd’hui un moment clé de réflexion et d’action en faveur de la justice sociale et du bien-être des femmes.
Intervenant lors de cette campagne, la gynécologue-obstétricienne Dr KENGNE TEGUE Ingrid a dressé un constat préoccupant, « En Afrique et au Togo, de nombreuses femmes continuent de succomber à des cancers pourtant évitables ou curables lorsqu’ils sont détectés à temps. Elle pointe du doigt plusieurs facteurs notamment, l’ignorance, la désinformation, les inégalités d’accès aux soins et les contraintes financières.»
Pour inverser cette tendance, elle appelle à un changement de paradigme, « Il ne faut plus se limiter aux grandes villes comme Lomé. Il est impératif d’aller vers les communautés, avec une approche collaborative et inclusive. »
À travers cette campagne, les autorités sanitaires entendent renforcer la sensibilisation de proximité et encourager les femmes à recourir au dépistage précoce, véritable arme contre le cancer. Un engagement collectif qui, à terme, pourrait sauver des milliers de vies.






