La mort en détention de Nestor Akawa à la brigade de gendarmerie d’Agbati, dans la préfecture de Haho, provoque une onde de choc et suscite une vive indignation au sein de l’opinion publique. L’affaire, révélée après la prise de parole de la famille sur une radio locale de Lomé, notamment Kanal FM, puis relayée par la presse en ligne, est aujourd’hui fermement dénoncée par le Mouvement Martin Luther King (MMLK).
Selon les informations recueillies, le drame trouve son origine dans un litige financier de 700 000 FCFA lié à un projet agricole abandonné par un promoteur étranger. Une tierce personne, se présentant comme son représentant, aurait procédé à l’arrestation de Nestor Akawa dans des conditions jugées irrégulières, sur la base d’une plainte dont la victime n’avait pas connaissance.
Alertée quelques jours plus tard, la famille du défunt avait tenté d’apaiser la situation en proposant un remboursement échelonné. Une initiative qui aurait été rejetée par le plaignant présumé, alors même que sa qualité d’ayant droit est contestée.
Mais c’est surtout le déroulement de la détention qui soulève de graves interrogations. D’après les témoignages familiaux, Nestor Akawa aurait été victime de traitements inhumains, cruels et dégradants. Lors d’une visite, il aurait exprimé ses craintes pour sa vie, demandant à ne pas être laissé seul. Le lendemain, aux environs de 3 heures du matin, il était retrouvé mort dans sa cellule. Il laisse derrière lui deux enfants.
Face à ce drame, le Mouvement Martin Luther King (MMLK) condamne avec la plus grande fermeté cette perte en vie humaine dans le cadre d’une affaire civile jugée mineure. L’organisation s’insurge également contre les conditions de détention et les pratiques décriées dans certaines brigades et commissariats à l’intérieur du pays.
Le mouvement exige l’ouverture d’une enquête rigoureuse, indépendante et transparente afin de faire toute la lumière sur les circonstances de ce décès, qu’il assimile à un meurtre. Il appelle également à ce que les auteurs et éventuels commanditaires soient traduits en justice.
Par ailleurs, le MMLK interpelle les autorités en charge de la Sécurité et de la Justice, plaidant pour que les forces de l’ordre soient définitivement écartées des litiges liés aux dettes et aux affaires foncières, sauf dans le strict respect des procédures judiciaires.
Enfin, le mouvement invite les citoyens à faire preuve de vigilance et à signaler tout abus ou violence des forces de sécurité via le numéro vert 1014, mis à leur disposition.







