L’Assemblée nationale du Togo a adopté définitivement, vendredi 27 février 2026, la loi relative à la lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des

 armes de destruction massive. Réunis en deuxième séance plénière de la première session extraordinaire de l’année, au Palais de l’Assemblée nationale, les députés ont voté le texte à la majorité absolue sous la présidence du Professeur Komi Selom Klassou.

La séance s’est déroulée en présence de plusieurs membres du gouvernement, notamment Gilbert Bawara, ministre des Relations avec le Parlement et les Institutions, Hodabalo Awaté, ministre de l’Administration territoriale, et Badanam Patoki, ministre de l’Économie et de la Veille stratégique.

Un processus législatif abouti

Le vote final intervient après une première adoption par l’Assemblée nationale le 29 décembre 2025 et l’approbation du Sénat le 26 février 2026. Les débats ont porté sur l’importance stratégique de ce texte pour la sécurité nationale et la protection de l’économie togolaise.

Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse largement le cadre technique. Le ministre Badanam Patoki a souligné que le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme constituent des « menaces réelles » qui fragilisent les systèmes économiques, détournent les ressources destinées au développement et alimentent l’instabilité.

Un arsenal juridique renforcé

La nouvelle loi modernise les mécanismes de surveillance financière et intensifie les obligations de vigilance des entités assujetties. Elle renforce les dispositifs de déclaration des opérations suspectes, améliore les mécanismes de gel des avoirs liés au terrorisme et accroît l’efficacité des sanctions.

Le texte clarifie également les responsabilités des autorités compétentes et consolide la coordination entre les différents acteurs nationaux impliqués dans la lutte contre les flux financiers illicites.

Un engagement aux standards internationaux

En adoptant cette loi, le Togo affirme sa volonté de se conformer aux standards communautaires et internationaux en matière de lutte contre la criminalité financière.

Pour le président de l’Assemblée nationale, le blanchiment de capitaux représente « un mécanisme central du financement et de la pérennisation de la grande criminalité ». Il a averti que ces flux illicites « menacent de ternir la lumière de notre avenir » et constituent « des chaînes invisibles qui entravent l’essor de nos rêves communs ».

« Le Togo ne sera jamais un abri pour les vents mauvais des finances illicites », a-t-il déclaré.

En clôturant les travaux, il a rappelé que cette adoption s’inscrit dans la dynamique impulsée par Faure Essozimna Gnassingbé, Président du Conseil. La vision « Protéger, Rassembler, Transformer » trouve ainsi une traduction concrète, protéger les citoyens, rassembler la nation autour de la lutte contre la criminalité financière et transformer les institutions pour les rendre plus efficaces et crédibles.

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