Après avoir marqué de son empreinte le football européen, Didier Drogba a choisi un autre terrain de jeu, celui de l’engagement sociétal. Loin des projecteurs et des stades en liesse, l’ancienne star ivoirienne est revenue en Côte d’Ivoire avec l’ambition d’agir durablement pour améliorer la vie de ses concitoyens.
Né à Abidjan mais parti très jeune pour la France, Didier Drogba découvre le football à Brest, chez son oncle, avant de gravir les échelons jusqu’au sommet. De l’Olympique de Marseille à Chelsea, où il devient une légende, l’attaquant bâtit une carrière exceptionnelle. En parallèle, il reste un symbole fort pour la Côte d’Ivoire, qu’il a longtemps menée en tant que capitaine des Éléphants, portant les espoirs d’un peuple, même si la Coupe d’Afrique des nations lui a échappé.
Aujourd’hui retraité des terrains, Drogba poursuit son combat autrement. À travers sa fondation, il concentre son action autour de trois piliers essentiels, la santé, l’éducation et le développement durable, avec une attention particulière portée à l’autonomisation des femmes.
« Il faut les aider et les encourager », explique-t-il, soulignant l’importance de l’accès aux soins et de l’éducation des jeunes filles, notamment en matière de contraception. La construction d’un hôpital figure parmi les réalisations concrètes de cet engagement, dans un contexte où l’accès aux soins reste souvent difficile en Afrique.
Didier Drogba a justifié son retour au pays par une nécessité : être présent au quotidien. « Quand une fondation porte votre nom, il faut être là pour comprendre les enjeux et avoir un réel impact », confie-t-il.
Installé en Côte d’Ivoire, il travaille désormais en étroite collaboration avec les ministères pour donner plus de portée à ses actions.
Pour l’ancien buteur, l’héritage ne se mesure plus en buts marqués ni en trophées soulevés, mais dans la capacité à transformer concrètement le quotidien des générations futures. Un changement de cap inspirant, qui force le respect et mérite d’être salué.







