Face à la recrudescence des accidents de la circulation, la Ligue des consommateurs du Togo (LCT) appelle à une prise de conscience collective. Dans le cadre d’un projet de sensibilisation sur la sécurité routière démarré fin décembre dernier, son président, Emmanuel Sogadji, a insisté sur la galanterie routière et le respect du code de la route comme leviers essentiels de prévention.

Les routes togolaises continuent d’endeuiller de nombreuses familles. Un constat alarmant qui a poussé la Ligue des consommateurs du Togo (LCT) à intensifier ses actions de sensibilisation en matière de sécurité routière. 

Selon son président, Emmanuel Sogadji, les accidents de la circulation sont de plus en plus fréquents et causent des pertes en vies humaines souvent inattendues.

Pour y faire face, la LCT a choisi de se rapprocher des institutions de l’État, notamment la Direction des transports routiers et ferroviaires, afin de solliciter leur appui dans la mise en œuvre d’activités de prévention. 

« Lorsque nous prenons la route, notre objectif doit être de revenir sains et saufs auprès de nos familles », a rappelé Emmanuel Sogadji.

Au cœur du message porté par la LCT figure la maîtrise du code de la route, mais aussi la notion de galanterie routière. Un comportement citoyen qui consiste à anticiper les erreurs des autres usagers et à faire preuve de courtoisie, notamment envers les piétons. 

« On peut avoir la priorité, mais l’autre usager, par inattention ou imprudence, conduite en état d’ivresse, usage du téléphone au volant, peut poser un acte dangereux », a-t-il expliqué.

Si l’état des routes est souvent pointé du doigt, la LCT estime que cet argument ne saurait tout justifier. Des accidents surviennent aussi bien sur des routes en bon état que sur des axes dégradés. D’où l’importance, selon l’organisation, de maintenir les campagnes de sensibilisation, afin que chaque usager intègre l’idée que la prudence est une responsabilité individuelle.

La LCT insiste également sur le respect des obligations légales, notamment l’assurance. Si aucune assurance ne peut remplacer une vie perdue, elle permet toutefois de prendre en charge les conséquences matérielles des accidents et d’alléger les souffrances des victimes.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de long terme, avec plusieurs activités de sensibilisation prévues à travers le pays. Elle s’aligne par ailleurs sur la résolution 74/299 des Nations Unies, qui vise une réduction de 50 % des accidents de la route d’ici 2030.

Enfin, Emmanuel Sogadji plaide pour l’adoption, au Togo, de pratiques observées dans des pays voisins comme le Bénin, le Ghana ou le Sénégal, où les véhicules s’arrêtent pour laisser traverser les piétons. 

« Le code de la route ne se respecte pas pour une autorité, mais pour soi-même », a-t-il conclu, rappelant que la galanterie routière peut, à elle seule, sauver de nombreuses vies.

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