Le président du Nouvel Engagement Togo (NET), Jules Amim, a bien voulu, dans la présente interview, revenir sur les sujets brûlants de l’actualité politique au Togo, entre autres, la question de la CENI, la Constitution de la Ve République et l’engagement du parti dans les prochains scrutins, en l’occurrence les élections locales.
- Monsieur le Président du NET, depuis votre élection à la tête du parti, vous avez effectué un certain nombre de restructurations. Comment se porte le parti aujourd’hui ?
Jules Amim (JA): Effectivement, nous avons procédé à ces restructurations pour adapter notre parti à la réalité actuelle. Aujourd’hui, nous avons un bureau de coordination à la tête de chaque région qui supervise les activités du parti et rend compte au bureau national. Cela allège la tâche de l’équipe dirigeante du parti.
- La CENI prépare activement les élections locales. Comprenez-vous que les membres de cette institution ne soient pas encore renouvelés conformément au code électoral ?
JA: Après la mise en place de la deuxième chambre du parlement, il devient impératif que la CENI soit renouvelée afin de répondre aux exigences du code électoral avant l’organisation des élections municipales.
- Le NET est-il déjà en précampagne ? On a vu récemment votre fédération de l’Ogou organiser un tournoi…
JA: Comme on dit : « Qui veut aller loin ménage sa monture ». Le NET s’est fixé un objectif pour ces élections municipales, et nous avons déjà commencé les activités sur le terrain, non seulement pour renforcer nos liens avec notre électorat existant, mais aussi pour gagner la confiance d’autres populations et les appeler à se mobiliser pour la réussite des opérations de révision des listes électorales, qui auront lieu dans les prochains jours.
- Comment entrevoyez-vous cette échéance ?
JA: Ces échéances électorales sont très importantes dans la vie d’une nation et des partis politiques. Le NET se bat pour atteindre ses objectifs.
- Vous revenez des élections sénatoriales avec un score non reluisant. Est-ce une expérience amère pour vous ?
JA: Le NET ne regrette pas sa participation à ces élections sénatoriales. Car, malgré les résultats, nous avons beaucoup appris.
L’autre sujet qui cristallise les opinions est la question de la Ve République. Quelle est la position du NET à ce sujet ?
JA: Nous avons condamné la manière dont la Constitution donnant vie à la Ve République a été adoptée. D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle les membres du gouvernement poursuivent la sensibilisation des populations sur l’ensemble du territoire national. Mais, nous sommes une République, et le Togo n’a rien à perdre en expérimentant un quelconque régime politique. Si, après six ans ou même au cours de l’exécution de ce régime parlementaire, nous trouvons qu’il est le mieux adapté à la réalité togolaise, nous pourrons revenir là-dessus. Et le peuple sera là pour décider dans les urnes lors des élections législatives de 2030.
- Quelle est votre conception de la lutte politique pour accéder au pouvoir ?
JA: Aujourd’hui, la nouvelle donne politique du pays oblige l’opposition à s’entendre sur le nécessaire pour affronter le régime afin d’obtenir une majorité à la prochaine Assemblée nationale et pouvoir diriger le pays. La réalité est qu’aucun parti politique pris seul n’a le poids nécessaire pour vaincre le parti au pouvoir dans les urnes.
- Nous arrivons à la fin de l’entretien, votre mot de conclusion.
JA: Je lance un appel à la population et à toutes les parties prenantes à se mobiliser pour la réussite de ces opérations de révision des listes électorales. Je vous remercie.