La Fédération des Églises et Missions du Togo (FEMIT) a organisé samedi 3 octobre 2026 à Lomé, la deuxième édition de sa Journée d’appréciation du fondateur. Une initiative destinée à reconnaître, de son vivant, l’œuvre et l’impact du Pasteur Edoh Komi, fondateur de la FEMIT depuis plus de 20 ans.

À travers cette cérémonie, les églises réunies au sein de la FEMIT ont voulu témoigner leur reconnaissance à celui qui a contribué à la structuration et à l’accompagnement du corps pastoral au Togo.

Pour Attitso Mensah Gaston, pasteur de l’Église Cité des Merveilles et président de la FEMIT, cette initiative repose sur une conviction simple. Il ne faut pas attendre la disparition d’une personne pour reconnaître son œuvre.

« Dans cette vie, une chose est d’avoir une vision et l’autre chose est de pouvoir mettre cette vision sur pied, la développer jusqu’à ce qu’elle impacte des vies », a-t-il expliqué.

Selon lui, le Pasteur Edoh Komi est une personne qui a consacré son action à toucher des vies, aussi bien au sein de l’Église que dans la société.

Le président de la FEMIT estime ainsi qu’il est important de l’encourager et de lui témoigner de la reconnaissance pour les actions qu’il mène. « Nous sommes à la 2e édition de cette célébration et nous pensons améliorer cette initiative les années à venir afin que cette journée puisse servir non seulement pour sa personne, mais aussi servir d’exemple pour d’autres serviteurs de Dieu », a-t-il déclaré.

Honorer de son vivant

Pour Attitso Mensah Gaston, l’objectif est également d’instaurer une culture de reconnaissance au sein du milieu religieux. « Nous ne devons pas attendre la mort de quelqu’un pour écrire des témoignages. Faisons-le de son vivant et honorons les gens de leur vivant », a-t-il insisté.

Cette reconnaissance doit, selon lui, permettre à ceux qui ont bénéficié de l’action d’un responsable religieux de lui dire merci directement et de l’encourager à poursuivre son engagement.

Au-delà de la cérémonie, le président de la FEMIT a rappelé plusieurs actions attribuées au Pasteur Edoh Komi. Il a notamment évoqué son engagement dans la défense des droits des églises et des pasteurs, ainsi que son rôle dans la sensibilisation des responsables religieux sur leurs devoirs.

Le fondateur de la FEMIT a également contribué à sensibiliser les pasteurs sur la question des nuisances sonores et sur d’autres problématiques liées à la pratique religieuse, notamment à travers des séminaires. Il encourage par ailleurs les églises à s’impliquer davantage dans la vie de leurs communautés, de leurs quartiers, des communes et des régions où elles sont implantées.

L’objectif, selon les responsables de la FEMIT, est de faire de l’Église un véritable acteur du développement.

« Une bonne chose d’être honoré de son vivant »

Recevant cet hommage, le Pasteur Edoh Komi a exprimé sa joie et sa fierté de voir l’organisation qu’il a créée il y a plus de deux décennies lui témoigner cette reconnaissance.

« Il s’agit de reconnaître ce que nous avons fait, l’arbre que nous avons planté il y a plus de 20 ans », a-t-il déclaré. Rappelant les débuts de la FEMIT, il a souligné qu’elle réunissait à l’origine quelques personnes, alors qu’elle compte aujourd’hui plus de 200 églises qui ont choisi de lui rendre hommage.

Pour lui, cette démarche revêt une importance particulière parce qu’elle intervient de son vivant. « Il faut qu’à chaque niveau, on puisse apprécier les gens de leur vivant. C’est ce qui est très important et c’est ce que nous saluons », a-t-il affirmé.

Le Pasteur Edoh Komi a également rappelé l’engagement de la FEMIT dans la défense de la liberté religieuse et son action en faveur des communautés. Pour lui, la valeur d’une existence se mesure notamment à sa capacité à contribuer au bonheur et à la transformation des autres.

« Notre existence n’a pas de raison tant que nous ne donnons pas de sourire aux autres, tant que nous n’apprécions pas les autres, tant que nous n’aimons pas les autres », a-t-il déclaré, estimant que l’existence prend tout son sens lorsqu’elle permet de changer et de transformer des vies.

Créée il y a plus de 20 ans, la FEMIT est un regroupement d’églises et de missions opérant au Togo. Elle se présente comme un pont entre l’État et l’Église, et entend contribuer à une meilleure organisation et à un engagement accru des communautés chrétiennes dans la société.

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