Au Togo, la précarité extrême qui frappe les journalistes du privé fragilise la gouvernance démocratique et la cohésion sociale.
Le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) soumet au Système des Nations Unies au Togo un plaidoyer adossé à l »un des 17 Objectifs de Développement Durable des Nations Unies.

À l’occasion de ses 15 ans d’existence (célébrés le 26 août 2026), le SYNJIT a mené une enquête scientifique rigoureuse démontrant l’état d’asphyxie sociale dans la presse privée togolaise. Ce diagnostic constitue la base factuelle d’un plaidoyer auprès du Système des Nations Unies au Togo.

Jeudi 24 septembre 2026, le SYNJIT était dans les locaux du SNU-Togo.
Objectif affiché, affiner une trajectoire avec la Coordinatrice du Système des Nations Unies au Togo, Mme Coumba Dieng Sow face à l’urgence sociale des journalistes du secteur privé en République Togolaise.
Cette rencontre marque ainsi un premier pas vers une collaboration prometteuse.

Selon l’axe stratégique de l’ODD 16, les médias sont les piliers de la démocratie et de l’Etat de droit.
En investissant dans la dignité sociale des artisans de l’information libre et objective, le Système des Nations Unies au Togo promeut directement cet ODD (Paix, Justice sociale et Institutions efficaces) en garantissant le droit des citoyens à une information fiable, neutre et professionnelle, indispensable à la transparence publique.

Cette entrevue du SYNJIT avec Mme Coumba Dieng Sow, Coordinatrice résidente du Système des Nations Unies au Togo, vise à lui présenter les chiffres de l’enquête réalisée d’avril à mai 2026 sur la précarité dans la presse privée et soumettre un plaidoyer adossé à l’ODD 16.

En rappel, les résultats de l’enquête du SYNJIT révèlent ce qui suit:

  • 91,3% des journalistes dans le privé gagnent moins de 100.000 FCFA (approx. 153 €) par mois.
  • 49,3% de ces professionnels de média vivent sous le seuil d’extrême précarité avec moins de 50.000 FCFA (approx. 77 €) par mois.
  • 60,9% évoluent dans l’instabilité contractuelle totale (sans CDI : CDD, pige, bénévolat prolongé).
  • 38% subissent des retards chroniques ou une irrégularité totale dans le paiement de leurs salaires.
  • Plus de 50% n’ont aucune couverture CNSS ni assurance-santé.
    . 78,3% affirment qu’ils ne pourront pas faire carrière ou rester dans le métier jusqu’à leur retraite.
    Dès lors, élever la voix n’est plus un choix pour le SYNJIT, c’est un devoir pour l’histoire. Il s’agit d’introduire l’écho de ce tableau dans la conscience collective.

Pour le SYNJIT, l’acte de réclamer haut et fort le mieux-être des journalistes du secteur privé au Togo devient l’expression d’une intensité de convictions.

Cet unique syndicat des journalistes du privé au Togo demeure persuadé que le secteur des médias dans le privé ne peut s’affranchir des règles fondamentales générales et globales du droit du travail.
Le niveau actuel des revenus (souvent sous le SMIG national, soit 52.500 FCFA, environ 81 euros) des journalistes s’oppose directement à l’ODD 8 (Travail décent et croissance économique).

Le partenariat envisagé avec le SNU-Togo vise à transformer des emplois précaires en carrières stables, viables et structurées, freinant ainsi la fuite massive des talents de la presse privée vers d’autres corporations ou l’expatriation.

Faire le pas vers des institutions fortes au Togo traduit le miroir des ambitions du SYNJIT.

Le syndicat poursuit sa lutte pour un cadre protecteur et ambitieux, cap inébranlable du bien-être des journalistes du secteur privé au Togo.

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